olivier_faron.jpg

Le Centre d’études de l’emploi intègrera le Conservatoire national des arts et métiers au 1er octobre

Rédigé par . Publié le 07 juin 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Déjà évoquée par la Cour des comptes dans son rapport sur la certification des comptes de l’État en 2015, cette décision a été confirmée, ce lundi 6 juin au Quotidien de la formation par Olivier Faron, administrateur général de l’établissement public d’enseignement supérieur. « C’est un événement important pour notre établissement », s’est-il félicité.

Totalement intégré au Cnam, le CEE deviendra le Centre d’études sur l’emploi et le travail (CET). Environ 35 chercheurs, enseignants et personnels administratifs rejoindront donc le Cnam. « Cela donne des possibilités claires pour l’ensemble des personnels, notamment en termes d’évolution professionnelle et de réussite des missions. La question de leur intégration nous mobilise beaucoup. Nous travaillons à la mise en œuvre d’un projet collectif de développement dans de meilleures conditions », a indiqué l’administrateur du Cnam.

La nouvelle entité aura un conseil d’orientation propre où siégeront des représentants des ministères concernés dont celui du ministère du Travail, de l’Emploi, de la formation professionnelle et du Dialogue social. Celle-ci bénéficiera également d’un transfert de subvention. En effet, précise la Cour des comptes dans son rapport, « la dissolution du CEE et la reprise de ses activités par le Cnam devraient se traduire par un transfert de la subvention pour charges de service public versée par le ministère chargé de l’Emploi au ministère chargé de la Recherche ». Selon Olivier Faron, ces transferts confèrent au Cnam « une légitimité plus importante sur les questions du travail », et lui permettront « de disposer des compétences des personnels du CEE, qui permettent d’analyser les questions de l’emploi, les projeter dans l’avenir, faire de la prospective et réfléchir aux bonnes solutions en termes de formation. C’est, pour le Cnam, un formidable enrichissement ».

Selon lui, avec le CEE, le Cnam disposera en son sein d’« un laboratoire grandeur nature, qui nous permettra, sur des questions fortes, de pouvoir nous appuyer sur les expertises du CEE et assumer mieux encore nos missions ». Ainsi, par exemple, « en travaillant avec les experts du CEE, nous pourrions trouver des solutions pour proposer des actions de formation professionnelle les mieux adaptées en outre-mer ».

Option crédible

Comme le rappellent le magistrats de la rue Cambon, « depuis plusieurs années, la fragilité du CEE a conduit à recommander la disparition de cet établissement public en tant que tel et l’accueil de ses personnels et travaux dans une structure plus large, susceptible également de lui insuffler une nouvelle dynamique ». Après l’échec, en avril 2014, de son intégration à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM), une mission d’expertise de solutions avait été commandée afin de permettre d’assurer la pérennité financière et scientifique des missions de recherche actuellement conduites par le Centre.

Ainsi, dans un rapport réalisé en 2014, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), et l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR) avaient suggéré la fusion du CEE avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou avec le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq). C’est finalement le scénario non étudié dans ce rapport qui a été retenu. « La manière dont nous avons manifesté notre intérêt a convaincu le ministère du Travail de retenir l’hypothèse Cnam, qui est la plus crédible », s’est réjoui Olivier Faron.

Centre Inffo vous conseille également