Premières rencontres parlementaires sur la sécurisation des parcours

Par - Le 12 décembre 2007.

Comment développer la formation continue dans les TPE et les PME ? Tel était l’objet de la première table ronde des « Premières rencontres parlementaires sur la formation professionnelle », qui se sont déroulées, mardi 11 décembre, à la Maison de la chimie, à Paris. Ainsi que l’a rappelé Jean-Claude Carle, sénateur UMP de la Haute-Savoie, co-auteur d’un rapport sur la formation professionnelle, « les entreprises de moins de 10 salariés consacrent en moyenne 94 euros par an et par salarié à la formation, alors que ce chiffre est prés de dix fois plus élevé dans les grandes entreprises ».

Dans ce contexte inégalitaire, la formation professionnelle doit se concentrer sur les petites et moyennes entreprises. D’autant que « 90% des salariés travaillent dans une entreprise de moins de 500 salariés et que 24% travaillent dans une entreprise de moins de 10 salariés », a souligné Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT. Laquelle ajoute que de facto, « se projeter dans l’avenir en matière de formation professionnelle, c’est considérer que le centre de gravité concerne les TPE et les PME ».

Reste à adapter l’offre de formations aux réalités structurelles des petites et moyennes entreprises. Premier objectif : pallier l’absence du salarié lorsqu’il part en formation. Une contrainte difficile à faire accepter aux petits entrepreneurs et aux artisans, comme l’a rappelé Pierre Martin, président de l’Union professionnelle artisanale (UPA) : « Dans nos entreprises, il est difficile de faire partir nos collaborateurs ; la solution de prendre un remplaçant ne fonctionne pas toujours ». Jean Wemaere, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP), suggère de regarder du côté de la formation ouverte à distance (FOAD) : « Ces outils peuvent être utilisés sur le lieu de travail, il faudrait trouver des financements pour développer cette offre, bien adaptée aux TPE ».

Gérard Lenoir, président de l’Agefos-PME, évoque quant à lui le besoin de « mutualiser les besoins de formations », au sein, par exemple, de groupements d’employeurs. Un argument repris de concert par Philippe Gaertner, membre du bureau de l’OPCA des professions libérales, et Pierre Martin. Ce dernier insiste sur la nécessité de travailler en partenariat étroit avec les régions : « la proximité avec les régions est marginale, cela mérite d’être davantage mis en œuvre. » Un avis pleinement partagé par Philippe Gaertner, qui souligne l’importance de « diriger l’offre de formations sur les territoires ».

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