Quick et Pôle emploi renforcent leur partenariat en faveur de l’emploi

Par - Le 13 septembre 2010.

Christian Charpy, directeur général du Pôle emploi et Jacques-Edouard Charret, président du groupe de fast-foods Quick ont signé, à la fin du mois d’août 2010, un accord de trois ans en faveur du recrutement et de l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. Via cet accord, le géant européen du hamburger vise en priorité les seniors, les travailleurs en situation de handicap et les jeunes issus des zones urbaines sensibles.

« Nous sommes très heureux de consolider aujourd’hui notre partenariat avec le Pôle emploi », explique Jacques-Edouard Charret, le président de l’enseigne. « Pour Quick, qui est un employeur présent sur l’ensemble du territoire. Il s’agit véritablement d’un partenariat stratégique. Nos restaurants reflètent la diversité de leur environnement et nous savons que cette dernière constitue un atout pour la vitalité de notre entreprise ». Marquant la volonté de la marque d’apporter sa contribution positive sur le marché de l’emploi, le président de la chaîne de fast-food rappelle qu’en 2010, ses restaurants ont signé la charte de la diversité et, un an auparavant, l’accord d’entreprise sur le handicap ainsi que celui concernant l’emploi des seniors.

« Il était important pour Pôle emploi de renforcer sa collaboration avec Quick », souligne, pour sa part, Christian Charpy. Depuis 2008, grâce aux relations nouées avec Pôle emploi, Quick recrute ses équipiers via les méthodes de recrutement par simulation (MRS) développées par le Pôle emploi. Des méthodes labellisée par la Halde et qui empêchent toute forme de discrimination à l’embauche. Etendues au recrutement des managers, les MRS privilégient la qualité et l’habileté des personnes aux diplômes et à l’expérience.

Vers la fin des McJobs ?

Si cette coopération renforcée entre Pôle emploi et le king du burger a été décidée par le siège central du groupe, en partie propriété de la Caisse des dépôts et consignation, et donc, de l’Etat [ 1 ]A ce sujet, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi avait déclaré, au micro de France Inter : « (Cette prise partielle de contrôle) s’explique pour des raisons historiques de sauvegarde de l’emploi, d’aide au développement ou d’investissement local, et non dans le but de faire de l’Etat un fabricant de hamburgers. », les restaurants franchisés sont également concernés. En effet, ces derniers sont souvent les premiers interlocuteurs de proximité de Pôle emploi et le premier contact de certains jeunes avec l’emploi.

Par ce partenariat, Quick et Pôle emploi s’engagent à construire des relations de proximité au niveau local, régional et national permettant, entre autres, de renforcer la réussite des recrutements, de promouvoir les métiers de Quick (grillardins, équipiers, managers, etc.) et ses opportunités d’emploi dans les manifestations organisées par Pôle emploi et par l’accueil de demandeurs d’emploi dans les restaurants, de développer des actions en faveur de la diversité, notamment en renforçant l’accès des seniors, des travailleurs en situation de handicap et des jeunes issus des zones urbaines sensibles. La contribution de l’enseigne à la sécurisation des parcours professionnels des demandeurs d’emploi, via la possibilité, pour les jeunes, d’intégrer les restaurants de la marque par le biais de contrats d’apprentissage ou de professionnalisation.

Il semblerait que le temps des Mc Jobs [ 2 ]Le terme de « McJob » (en Français, « job-kleenex ») est un mot argotique pour désigner un emploi peu qualifié, mal payé, sans prestige et sans perspective d’avenir. Le terme vient du nom de la chaîne de restauration rapide McDonald’s, mais il s’applique à tous les emplois peu qualifiés qui ne requièrent presque pas de formation et où les activités de l’employé sont strictement régulées. La plupart des McJobs se trouvent dans les services, en particulier la restauration rapide et la vente au détail. Ce néologisme a été créé et utilisé pour la première fois par Douglas Coupland dans son roman Generation X : Tales for an Accelerated Culture.soit bel et bien terminé et que les professionnels du burger souhaitent désormais, via leur politique de l’emploi, développer une véritable politique de métiers pérennes.

Quick

Notes   [ + ]

1. A ce sujet, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi avait déclaré, au micro de France Inter : « (Cette prise partielle de contrôle) s’explique pour des raisons historiques de sauvegarde de l’emploi, d’aide au développement ou d’investissement local, et non dans le but de faire de l’Etat un fabricant de hamburgers. »
2. Le terme de « McJob » (en Français, « job-kleenex ») est un mot argotique pour désigner un emploi peu qualifié, mal payé, sans prestige et sans perspective d’avenir. Le terme vient du nom de la chaîne de restauration rapide McDonald’s, mais il s’applique à tous les emplois peu qualifiés qui ne requièrent presque pas de formation et où les activités de l’employé sont strictement régulées. La plupart des McJobs se trouvent dans les services, en particulier la restauration rapide et la vente au détail. Ce néologisme a été créé et utilisé pour la première fois par Douglas Coupland dans son roman Generation X : Tales for an Accelerated Culture

Centre Inffo vous conseille également

Découvrez nos newsletters