Les Grands moulins de Paris utilisent le DIF pour réduire les inégalités d’accès à la formation

Par - Le 22 mars 2011.

La journée de conférence organisée le 17 mars 2011 par le groupe Demos, et qui a précédé la remise des Trophées du DIF 2011, a laissé la place aux témoignages d’entreprises candidates à ce prix. L’entreprise Grands moulins de Paris, filiale du groupe Nutrixo, a mis en œuvre en 2010 une formation, dans le cadre du DIF, pour ses opérateurs du site de Gennevilliers. Ce site compte 250 salariés, soit 40 % d’ouvriers et 60 % de cadres et agents de maîtrise.

Le taux de DIF était de 0 % en 2006 et il est passé à 25 % en 2010. « Nous avons élaboré une formation intitulée “Améliorez votre français” pour une catégorie de salariés très éloignés de la formation. Il s’agit d’un perfectionnement en français ou d’un apprentissage du français pour nos salariés d’origine étrangère », a indiqué Anne Roux, chargée de formation régions au sein des Grands moulins de Paris. « Au total, 12 personnes ont bénéficié de cette formation basée sur le volontariat. Des groupes de 1 à 3 participants, répartis par niveau, ont bénéficié de 30 heures de formation au total, mises en œuvre à raison d’1,5 heure par semaine, plus 30 heures de travail personnel », a-t-elle précisé.

moulins_4.jpg« Notre force, dans l’élaboration de cette formation, est d’être présent sur le site, ce qui nous a permis de détecter des besoins isolés. Certaines personnes mettent en effet en place des subterfuges pour cacher leurs difficultés. Dans ce contexte, nous avons réalisé une campagne d’affichage et d’information sur cette formation. L’organisme de formation externe a ensuite conduit des tests d’évaluation individuels, dont nous n’avons pas connaissance, avant de lancer la formation. De même, nous n’avons pas cherché à connaître les progrès de chaque salarié engagé volontairement dans cette formation. L’organisme nous a seulement retracé la démarche pédagogique utilisée pour chaque groupe. » Cette démarche avait pour objectif de réduire les inégalités d’accès à la formation d’autant plus qu’elle proposait une initiation à internet et à l’informatique. « Ce perfectionnement à la langue française ne se rapporte pas au contexte même de l’activité des salariés concernés. L’idée est bien de maîtriser le français pour ensuite s’engager dans des parcours plus professionnalisants. Nous souhaitons d’ailleurs pérenniser cette initiative », a conclu Anne Roux.

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