Développer des parcours de formation mêlant apprentissage et voie scolaire (Rapport Calvez-Marcon)

Par - Le 28 février 2018.

« Permettre à chacun d’opter pour des modalités différentes de formation (scolaire, par apprentissage, en formation initiale, en formation continue, etc.), chacune pouvant être plus pertinente à un moment ou à un autre. » C’est l’une des suggestions figurant dans un rapport remis le 22 février au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. À l’automne 2017, ce dernier a en effet chargé la députée Céline Calvez (LREM, Hauts-de-Seine) et le chef étoilé Régis Marcon d’entamer « une réflexion sur les travaux à mener pour transformer la voie professionnelle scolaire » et ce, en lien avec la concertation sur l’apprentissage menée par le ministère du Travail.

Dans cette optique, les auteurs sont favorables, pour chaque lycéen visant un baccalauréat professionnel, à la mise en place d’un projet professionnel personnalisé. L’objectif ? Lui permettre de définir son parcours de manière progressive – et de choisir entre la voie scolaire ou l’apprentissage pour ses années de première comme de terminale.

Dynamiser les campus des métiers

Selon le rapport, le décloisonnement de l’offre de formation professionnelle doit s’appuyer sur la constitution de réseaux d’établissements de statuts divers (EPLE[ 1 ]Établissement public local d’enseignement, CFA, enseignement supérieur…). Régis Marcon et Céline Calvez proposent ainsi de dynamiser les Campus des métiers et des qualifications, créés en 2013 pour construire, sur un territoire donné, « des parcours de formation mobilisant aussi bien l’enseignement professionnel, l’apprentissage, la formation continue et l’enseignement supérieur ». « Il faut rationaliser la carte des CMQ, en veillant à mieux impliquer le monde économique, encadrer le rôle des directeurs opérationnels, resserrer le lien avec la formation professionnelle et avec l’enseignement supérieur… », écrivent-ils.

Meilleur encadrement

Que le jeune emprunte la voie scolaire ou celle de l’apprentissage, les auteurs suggèrent un meilleur encadrement des périodes de formation en milieu professionnel : « Placées sous la responsabilité des équipes pédagogiques, ces périodes doivent s’inscrire dans le cadre d’un projet d’alternance décliné au plan local et qui engage l’ensemble des acteurs d’une même filière de formation. L’élève devra pouvoir également moduler la durée de cette alternance en fonction de son projet ». De manière générale, une participation accrue du monde professionnel est également suggérée, notamment dans l’élaboration des diplômes.

Notes   [ + ]

1. Établissement public local d’enseignement

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