L’opérateur de compétences des services financiers et du conseil aux entreprises se structure

Rédigé par . Publié le 11 janvier 2019. Mis à jour le 12 mars 2019.

L’accord constitutif de l’opérateur de compétences des services financiers et du conseil aux entreprises a été signé le 21 décembre 2018. En attendant l’agrément définitif, les deux structures sur lesquelles s’appuie le nouvel opérateur (Opcabaia et le Fafiec) commencent à s’organiser.

Atlas, le projet d’opérateur de compétences des services financiers et du conseil aux entreprises fait partie des treize dossiers de demande d’agrément déposés auprès du ministère du Travail fin 2018. « L’accord constitutif a été signé par 17 fédérations professionnelles représentant une douzaine de branches avec le soutien d’une très large majorité de syndicats de salariés », explique Alexis Meyer, directeur des affaires sociales de la Fédération française de l’assurance (FFA). Le projet porté par la FFA et par le Syntec (Fédération des entreprises de l’ingénierie, du numérique, des études et du conseil), correspond peu ou prou aux préconisations du rapport de Jean-Marie Marx et René Bagorski (Opco 6).

Cinq secteurs d’activités

À ce stade, le futur opérateur, dont les portes restent ouvertes à d’autres branches de la finance et des services, réunit des entreprises évoluant dans cinq secteurs d’activités (lire ci-dessous) dont la plupart étaient rattachées à Opcabaia (banques, sociétés et mutuelles d’assurance, sociétés d’assistance, agents généraux d’assurance) et au Fafiec (ingénierie, numérique, études, conseil).

Mais le périmètre du nouvel ensemble sera plus vaste que celui des deux Opca réunis sachant que des branches qui dépendaient d’autres organismes paritaires ont choisi de rallier le projet de la FFA et du Syntec. C’est le cas des courtiers d’assurance, des experts comptables et des commissaires aux comptes, des géomètres experts, des économistes de la construction et des établissements bancaires mutualistes (Crédit Mutuel, Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Crédit Agricole). Après avoir envisagé un temps de rejoindre le projet porté par le Medef autour d’Opcalia, les banques ont finalement décidé d’adhérer en bloc au projet Atlas. À l’exception des caisses régionales du Crédit Agricole qui ont souhaité rester au sein d’un opérateur du secteur agricole.

Mission de  préfiguration

Dans l’attente de l’agrément qui sera délivré au plus tard le 1er avril, les deux structures sur lesquelles s’appuie le nouvel ensemble commencent à préparer l’avenir. « Nous avons mis en place une mission de préfiguration. Les équipes d’Opcabaia et du Fafiec commencent à travailler ensemble pour organiser le réseau de proximité, identifier les nouveaux outils à créer et monter en expertise sur les métiers qui ne relevaient pas jusqu’à présent de leur périmètre tels que les experts comptable  », indique Alexis Meyer.

L’enjeu est de taille, il s’agit de déployer rapidement des services performants notamment en matière de conseil aux TPE-PME ou d’appui technique aux branches. « Le champ d’intervention étant vaste, les équipes en place pourraient être étoffées », selon le directeur des affaires sociales de la FFA. Le maillage territorial du futur opérateur de compétences sera aussi déterminant à l’avenir. Dans ce domaine, des partenariats ne sont pas à exclure. « La mutualisation d’antennes régionales entre plusieurs opérateurs, comme cela se pratique déjà dans les territoires d’Outremer est un modèle qui peut faire sens, selon moi », précise Alexis Meyer. Le nouvel ensemble couvrira environ 1,7 million de salariés.

Les secteurs d’activités réunis au sein du futur opérateur de compétences des services financiers et du conseil

  • Ingénierie, numérique, conseil, bureaux d’études, économistes de la construction, géomètres experts
  • Experts comptables et commissaires aux comptes
  • Sociétés d’assurance et sociétés d’assistance
  • Intermédiaires d’assurance et intermédiaires financiers : agents généraux d’assurance, courtiers d’assurance
  • Banques et professionnels des marchés financiers

À chaque secteur correspondra une section paritaire professionnelle (SPP) à l’exception du secteur bancaire qui sera organisé en une filière d’activité, elle-même composée de quatre SPP.

 

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