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Le RNCP reconnaît quatre brevets d’entraîneur de football

La qualification dans le football n’est pas qu’une affaire de joueurs professionnels. C’est l’ensemble de la filière qui s’appuie sur la formation continue, pour structurer des carrières et permettre une professionnalisation de l’activité. Ainsi, le 7 juin dernier, trois jours avant le début de l’Euro de football qui se déroulera en France jusqu’au 10 juillet, un arrêté a été publié au « Journal officiel » annonçant l’enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) du brevet de moniteur de football (niveau IV), de celui d’entraîneur (niveau III), de celui d’entraîneur formateur (niveau II) et d’entraîneur professionnel (niveau II).

Rédigé par . Publié le 10 juin 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Ce n’est pas la première inscription au RNCP de ces titres comme le souligne Thomas Seillé, chef de projet à l’Institut de formation du football, un organisme dépendant de la Fédération française de football, en charge de construire et accompagner le développement des cursus dans le secteur. « En 2012, la Fédération a déposé ces quatre titres pour trois ans au RNCP. En 2015 nous avons fait une demande de renouvellement que nous avons obtenu en mai. Cette fois, ils sont enregistrés pour cinq ans. »

Un taux de réussite proche de 90 %

La Fédération française de football n’envisage pas de proposer d’autres titres professionnels. Ces quatre cursus complètent l’offre de qualification existante, qui couvre l’ensemble du champ de compétences nécessaires aux 34 503 entraîneurs — professionnels et amateurs — de la discipline. Ces titres représentent en moyenne sept semaines de formation à temps plein, auxquelles s’ajoutent de 340 à 360 heures de stage. Pour la saison 2013-2014 à titre d’exemple, 564 candidats ont obtenu le brevet de moniteur de football, ils étaient 666 la saison suivante pour une moyenne annuelle d’un millier d’inscriptions aux tests de sélection. Un nombre important de personnes ne vont pas au terme de la phase de sélection, mais très peu abandonnent en cours de cursus avec un taux de réussite qui avoisine 90 %.

La prise en charge financière de ces cursus peut se faire par le biais d’Uniformation (économie sociale), l’Opca désigné par le secteur, quand les entraîneurs sont salariés. Si ces derniers sont bénévoles, c’est soit le club qui paie ou la ligue régionale de football amateur dont il dépend. Les 22 ligues régionales disposent d’un fonds d’aide au football amateur, avec une enveloppe dédiée à la formation, qui octroie en moyenne 1800 euros par demande.

« Parallèlement à ces brevets, nous avons une offre de formation courte, des modules de 16 à 32 heures qui se découpent en cursus de 16 heures. Ces derniers sont axés soit sur les différents publics accueillis, comme les tranches d’âge de 8 et 9 ans, 11 ans et 13 ans, les seniors, ou sur les différentes pratiques (beach soccer — football sur sable –, futsal — football en salle –…). Nous avons aussi un catalogue de formations de quatre semaines minimum sur des spécialités comme gardien de but, la préparation athlétique, le futsal… Avec ces quatre brevets enregistrés au RNCP, la FFF dispose d’une offre complète », explique en conclusion Thomas Seillé.

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