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Les Assises de l’orientation en Nouvelle-Aquitaine pour mobiliser toutes les compétences

Ce vendredi 25 janvier, à Limoges, devaient se tenir les premières Assises de l’orientation de la région Nouvelle-Aquitaine. L’occasion de synthétiser des discussions organisées sur tout le territoire et d’imaginer une stratégie pour plus d’efficacité en la matière.

Rédigé par . Publié le 25 janvier 2019. Mis à jour le 11 mars 2019.

La journée du vendredi 25 janvier sera largement consacrée à la Nouvelle-Aquitaine, pour Jean-Michel Blanquer. Avant d’inaugurer le campus des métiers du cuir à Thiviers, le ministre de l’Éducation nationale sera le matin à la faculté de droit et des sciences économiques de Limoges, où il lancera les premières Assises de l’orientation. Organisé par la Région, cet événement a pour thème : « Une orientation choisie, une formation réussie, une insertion facilitée ». Elle entre dans le cadre d’une expérimentation menée par la Nouvelle-Aquitaine, renforcée par la loi — comme les autres Régions — dans ses prérogatives en matière d’orientation et de formation. « Ces Assises sont la conclusion d’une série d’ateliers territoriaux menés à Limoges, Bordeaux et Poitiers », soit les trois capitales des anciennes régions Limousin, Aquitaine et Poitou-Charentes, explique Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’éducation.

Un problème d’information

Durant plusieurs mois, des réunions de terrain ont eu lieu pour tenter de mieux prendre en compte les besoins des territoires, notamment en ce qui concerne l’orientation tout au long de la vie. « Nous avons une région grande comme l’Autriche, dans laquelle certaines zones, rurales en particulier, sont très impactées par le manque d’emploi. Pourtant, il y a des secteurs qui embauchent massivement. Il y a donc entre autres, à notre avis, un problème d’information des publics en demande d’emploi ou en reconversion. Mais plus profondément, il y a aussi une vision malthusienne, sur certains territoires, de personnes qui s’empêchent de penser à des formations parce qu’elles considèrent ne pas être capables de les suivre. Ces Assises sont l’occasion de réfléchir, ensemble, à la meilleure façon de lever ces freins », poursuit Jean-Louis Nembrini.

Mobiliser toutes les compétences

Entreprises, branches professionnelles, organismes de formation, représentants de l’Éducation nationale sont notamment impliqués dans ce travail qui illustre la volonté politique de la région de se réindustrialiser et de redonner un avenir à des territoires perdant des habitants. D’envoyer, aussi, un signal aux entreprises qui hésiteraient à s’implanter en Nouvelle-Aquitaine : celui d’une région capable de répondre rapidement aux besoins des secteurs qui peinent à recruter. « Et qui renoue avec la notion d’ascenseur social, notamment grâce à l’apprentissage », ajoute Jean-Louis Nembrini. « Nous n’avons pas la prétention d’inventer un modèle qui réussira tout de suite, mais on veut pouvoir parler de manière décomplexée, ouverte, et mobiliser toutes les compétences pour être le plus efficace possible. »

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