Yves Barou, président de l'Afpa.

Les missions de l’Afpa élargies au sein du service public de l’emploi

Les missions confiées par l’État à l’Afpa dans le cadre du service public de l’emploi ont été confirmées le 21 juin dernier.

Rédigé par . Publié le 27 juin 2016. Mis à jour le 11 mars 2019.

Dans un communiqué du 22 juin, l’association indique que « la secrétaire d’État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Clotilde Valter, a réaffirmé au conseil d’orientation de l’Afpa le 21 juin 2016, le rôle qu’il entend lui faire jouer dans le service public de l’emploi, en devenant Établissement public industriel et commercial (Epic) le 1er janvier 2017 ». Contacté par Le Quotidien de la formation, vendredi 24 juin, Yves Barou, président de l’Afpa, précise : « C’est une décision importante que nous avions mise sur la table et qui a été inscrite dans la loi Rebsamen de juillet 2015. Depuis cette date, nous suivons le process normalement. Le fait d’être en Epic repositionne l’Afpa dans le service public de l’emploi. Cela s’est fait en deux temps : a été institué le principe dans la loi Rebsamen et les modalités pratiques sont renvoyées à une ordonnance, avec entre les deux une discussion à ce sujet de l’État avec Bruxelles (Union européenne) qui devrait se terminer à la fin de l’été ».

« Le cadrage concernant le passage du statut d’association de l’Afpa à celui d’Epic figure dans la loi Rebsamen et les quatre piliers définis par Clotilde Valter donnent du contenu au service public de l’emploi pour l’Afpa », résume Yves Barou. Les quatre piliers sont les suivants : ingénierie de certification professionnelle pour le compte de l’Etat avec un périmètre élargi ; structuration d’un incubateur des formations aux métiers émergents ; développement d’une expertise prospective pour anticiper, par des GPEC [ 1 ]Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. territoriales, les besoins en compétences sur les territoires ; et appui au conseil en évolution professionnelle (CEP), notamment pour les publics les plus fragiles. « Au conseil d’orientation de l’Afpa, l’ensemble des confédérations syndicales ont renouvelé leur approbation. Avec ce passage en Epic, nous avons annoncé quelques réorganisations importantes pour le management et qui ne changeront rien socialement. Il s’agit d’une mise en ordre administrative, juridique, financière… C’est un immense soulagement pour l’Afpa car en tant qu’association, malgré les efforts internes, nous n’arrivions pas à l’équilibre, notamment parce que les actions de service public n’étaient pas compensées à leur juste hauteur par l’État. La situation avec l’État va ainsi être assainie même si cela ne règle pas tous les problèmes comme celui de prendre le tournant du numérique, vrai sujet de fond pour l’Afpa », commente Yves Barou.

L’Afpa, composée demain d’un Epic et d’une filiale pour la formation et le conseil pour les entreprises, aura comme aujourd’hui une gouvernance quadripartite, et sera, à l’issue du processus d’information-consultation des instances représentatives du personnel, organisée en trois pôles : ingénierie, formation des demandeurs d’emploi, et entreprises. « En tant qu’Epic et de manière générale, les actions de l’Afpa relevant du service public de l’emploi donneront lieu à subventions alors que les actions de formation relèveront du marché des entreprises ou du marché des appels d’offres des Conseils régionaux », remarque Yves Barou.

Notes   [ + ]

1. Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

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