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Plan d’investissement dans les compétences : « 10 pactes régionaux ont d’ores et déjà été votés » (Jean-Marie Marx)

Jean-Marie Marx, Haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, a fait un point d’étape sur la mise en place des pactes régionaux d’investissement dans les compétences conclus avec l’État lors d’un petit déjeuner organisé par l’Ajis (Association des journalistes de l’information sociale) le 19 février dernier. Ceux-ci doivent mobiliser plus de la moitié des crédits prévus dans le cadre du Pic (Plan d’investissement dans les compétences) [ 1 ]Le Pic est doté de 13,8 milliards d’euros..

Rédigé par . Publié le 20 février 2019. Mis à jour le 11 mars 2019.

« En métropole, 10 pactes sur 13 ont d’ores et déjà été votés par les conseils régionaux », a précisé Jean-Marie Marx, ajoutant « l’Île-de-France votera son pacte en mars, car ils sont partis un peu en décalage ». Il confirme par ailleurs qu’Auvergne-Rhône Alpes passera son tour en 2019, ainsi que son président, Laurent Wauquiez, l’a annoncé en décembre dernier (voir notre article).

Provence-Alpes Côte d’Azur toujours en cours

« L’exécutif régional a refusé de respecter nos conditions », affirme le Haut-commissaire, notamment le maintien, pendant quatre ans, de l’effort financier de la Région pour la formation des personnes en recherche d’emploi réalisé en 2017.« Cette Région s’est beaucoup désinvestie », ajoute-t-il, évoquant une baisse de 64 % des dépenses des formation pour les publics les moins qualifiés entre 2017 et 2018.
Toutefois, avec la région PACA, « les discussions sont en cours » et pourraient prochainement aboutir à un accord. Si la question du maintien du socle est, là encore, au cœur des débats, « le delta est moins important que pour Auvergne-Rhône-Alpes », estime Jean-Marie Marx.

Enfin, en ce qui concerne les départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion), Saint-Pierre et Miquelon ainsi que Saint-Martin,« nous avons décidé de leur laisser trois mois de plus pour voter leur pacte, ce qui nous emmène fin mars ou début avril », dit-il.

S’adapter aux réalités territoriales

De manière générale, « il y a un vrai travail d’ajustement des pactes aux réalités territoriales ». « Les situations sont très différentes entre, par exemple, la région Pays de la Loire qui a le taux de chômage le plus bas de France – même si subsistent bien-sûr des difficultés dans certains bassins d’emploi – et la Guyane, où le chômage est important, et où se pose même souvent la question de la maîtrise de la langue française, qui n’est pas la langue maternelle de nombreux citoyens », affirme Jean-Marie Marx. À cet égard, sa conseillère spéciale, Carine Seiler, explique que les crédits attribués à chaque Région dans le cadre du Pic, « ont été déterminés selon une clé de répartition prenant en compte le nombre de jeunes et demandeurs d’emploi peu qualifiés – soit le public cible du plan – sur leur territoire ».

Les Pactes vont faire l’objet d’un suivi par le comité scientifique indépendant chargé de l’évaluation du Pic. Le Haut-commissariat, accompagné des Direccte [ 2 ]Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi , va également rencontrer chaque Région une fois par an pour un point d’étape. En 2019, ces rencontres devraient se dérouler entre la fin du printemps et le début de l’été.

Notes   [ + ]

1. Le Pic est doté de 13,8 milliards d’euros.
2. Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi

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