Le candidat du mouvement "En Marche !", ici lors d'un meeting.

Pour Emmanuel Macron, les filières professionnelles restent à développer (Matinée Medef)

Auditionnés par le Medef mardi 28 mars, Emmanuel Macron et Jacques Cheminade, candidats à l’élection présidentielle, ont livré leur vision du développement des filières professionnelles et mis l’accent sur l’importance de l’alternance.

Rédigé par . Publié le 29 mars 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Interpellé par un chef d’entreprise sur « les recrutements chronophages dans la mesure où les compétences diplômées aujourd’hui sont absentes et le savoir-être des jeunes n’a pas été consolidé dans leurs études », Emmanuel Macron, fondateur d’En Marche !, ancien ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, entend « mettre plus d’orientation dès la fin du collège et tout au long du lycée, car les jeunes ne savent pas s’orienter post-bac ». Il souhaite également « développer les filières d’apprentissage y compris pour les formations les plus qualifiées et les plus qualifiantes ». « On a cantonné l’apprentissage dans les filières les plus techniques et manuelles et c’est une erreur », a-t-il considéré. Dans son programme, il annonce l’association, dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur, des branches professionnelles dans la définition des programmes et dans l’organisation des formations. Les branches définiront également les métiers pour lesquels les formations par apprentissage devront être privilégiées.

Concernant le post-bac, Emmanuel Macron veut imposer aux universités une visibilité sur leurs formations, par exemple « savoir combien d’étudiants ont un emploi une fois diplômés et combien poursuivent leurs études ». Il propose, face à un monde en perpétuelle mutation, « de protéger les personnes par la formation et leur permettre de changer de secteur ».

Jacques Cheminade, fondateur du mouvement Solidarité et Progrès, avait été le premier à s’exprimer devant les chefs d’entreprise membres du Medef. À la question posée par un employeur : « Compte tenu de la difficulté à trouver des jeunes formés et opérationnels pour entrer dans nos sociétés industrielles, quel programme allez-vous mettre en place de manière à ce que nous puissions recruter des jeunes compétents rapidement et redonner ses lettres de noblesse à l’apprentissage ? », le candidat a répondu qu’il s’agissait de regrouper dans chaque lycée, « une filière professionnelle avec alternance, une autre sans alternance, une filière générale et une filière technique, pour redonner à la formation professionnelle toute son importance ».

Le candidat s’est dit aussi très intéressé par la co-construction de diplômes à finalité professionnelle entre l’État et les branches professionnelles, une proposition du Medef. « Il faut recréer les passerelles entre le CAP, le bac pro, le BTS, et aussi la licence professionnelle, et redonner des moyens aux filières professionnelles », a-t-il avancé. Par référence à l’Allemagne, Jacques Cheminade a évoqué « la recherche dans les filières professionnelles de jeunes de culture générale scientifique ». Il propose ainsi « d’examiner le terrain et d’en discuter avec les responsables de l’Éducation nationale, les responsables d’entreprise et autres ministères qu’il faut faire bouger ».

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