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Présidentielle : Jean Lassalle entend débloquer 2,8 milliards d’euros pour créer 300 000 nouvelles places d’apprentis

Dernier candidat à avoir dévoilé ses parrainages, Jean Lassalle vient de publier son programme de campagne. 7 mois après avoir fait la promotion de l’apprentissage lors de l’Université d’été du Medef le 31 août dernier, le parlementaire béarnais, désormais engagé pour de bon dans la course à l’Élysée, confirme son tropisme pour l’apprentissage dont il a fait l’une des dispositions prioritaires de son programme de lutte contre le chômage des jeunes.

Rédigé par . Publié le 11 avril 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

Ce fut d’ailleurs l’une de ses premières interventions à l’occasion du grand débat à 11 candidats du 4 avril dernier. À la question « comment créer des emplois ? », le député des Pyrénées-Atlantiques répondait : « Je créerai 15 000 emplois dès le premier été en mobilisant les lycées, en mobilisant les chefs d’entreprises. Il s’agira de 15 000 apprentis ». Dans son programme, le candidat Lassalle décrit cette initiative comme « des stages bootcamp » de quelques semaines d’été qui seront amenées à « monter en puissance » après cette première vague et dont il chiffre le coût à 17 millions d’euros. « Si je créé 15 000 emplois dès le premier été, ce sera un signe extraordinaire » a-t-il ajouté.

À en croire les propositions de Jean Lassalle, cette première initiative s’accompagnerait, durant toute la durée de son quinquennat, par une mobilisation des lycées professionnels « pour les besoins de formation des entreprises », mais aussi par un grand plan de revalorisation de l’apprentissage qui consisterait à financer 300 000 places supplémentaires via des aides accordées aux entreprises employeuses d’apprentis pour un coût total estimé à 2,8 milliards d’euros.

Le programme de Jean Lassalle établit d’ailleurs peu de distinguo entre l’enseignement professionnel, l’enseignement supérieur et l’apprentissage lorsqu’il prévoit de « permettre aux lycées et universités d’accueillir plus de jeunes dans les formations très demandées à la fois par ceux-ci, les familles et dans la vie professionnelle » ou qu’il propose « l’alternance à tous » dès la classe de quatrième en permettant aux élèves de passer un jour par semaine en entreprise. Le coût de cette dernière proposition est estimé à 6,6 millions d’euros.

Allocation d’autonomie pour les jeunes en formation et revenu minimum garanti

D’autres mesures sont prévues au programme pour favoriser l’accès à la formation. Alors qu’il prévoit le rétablissement d’un service national, Jean Lassalle envisage d’affecter des jeunes conscrits à des postes de répétiteurs en école ou dans les collège, de garantir l’accès en ligne, gratuit, au savoir produit par la recherche publique ou d’accorder aux jeunes en formation un prêt à taux zéro de 20 000 euros pour financer leur cursus ou leur cycle d’apprentissage (1 milliard d’euros). Les passerelles entre cursus seraient d’ailleurs facilitées par une plus grande souplesse accordée aux dispositifs d’orientation.

Jean Lassalle suggère aussi la création d’une « allocation d’autonomie » accordée aux 17-25 ans engagés dans un cycle de formation. Elle pourrait s’envisager dans le cadre d’un « revenu minimum garanti » dont la facture totale est chiffrée à 8,4 milliards d’euros.

Peu de choses, en revanche, sur la formation professionnelle en entreprise. Tout au plus le candidat de Résistons ! propose-t-il d’élargir le champ de la négociation collective, notamment en ce qui concerne les métiers. En tous les cas, le candidat Lassalle n’annonce aucune réforme majeure de la formation professionnelle.

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