Pierre Goguet, nouveau président de CCI France.

Présidentielle : les CCI proposent de soutenir l’apprentissage avec une partie des crédits des contrats aidés

Les chambres de commerce et d’industrie s’invitent dans la campagne présidentielle en publiant un opuscule comprenant neuf propositions. L’une vise à augmenter le nombre d’apprentis formés en utilisant une partie des fonds dédiés aux emplois aidés.

Rédigé par . Publié le 15 mars 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

En invitant à débattre le 14 mars 2017 les représentants de quatre candidats à l’élection présidentielle (Emmanuel Macron, François Fillon, Marine Le Pen et Benoît Hamon), l’objectif de Pierre Goguet, président de la CCI Bordeaux Gironde, élu le 6 février président de CCI France, était de présenter les neuf propositions de son réseau « pour faire réussir les entreprises ». « Nous avons été malmenés de manière répétée tout au long de ce quinquennat », a déploré le nouveau président devant la presse. « Persuadé de la valeur ajoutée de son réseau », il souhaite qu’il soit mieux connu et cela passe par une meilleure communication. « Nous devons retrouver une voix forte et écoutée », a déclaré Pierre Goguet.

La huitième proposition concerne un sujet cher aux CCI: l’apprentissage. Le réseau, qui forme chaque année 80 000 apprentis dans ses 142 centres de formation d’apprentis (CFA) et ses 120 écoles supérieures, veut « repositionner [cette filière] dans la chaîne de valeur orientation-formation-emploi en privilégiant les cursus à fort potentiel ». Quant à l’augmentation du nombre d’apprentis prônée au cours des quinquennats successifs, elle pourra se faire, d’après les CCI, par l’affectation d’une « partie des fonds dédiés aux emploi aidés », ajoutant qu’en termes d’attractivité dans certains métiers, « il reste aussi beaucoup à faire ».

Regrouper les CFA des CCI

Pierre Goguet prône également un regroupement de CFA, à l’instar de ce qu’a entrepris la CCI Occitanie. Celle-ci est en train de créer un CFA unique regroupant tous les centres des CCI de la nouvelle grande région (soit quelque 6 000 apprentis). Et pour régler le problème de la mobilité des apprentis dans les nouvelles grandes régions, il propose, dans le cadre du plan numérique du réseau, d’équiper les antennes territoriales des CCI de systèmes de visioconférence. Ce qui pourrait se faire « en mode collaboratif » avec les chambres de métiers.

Plus largement, le réseau propose « de généraliser la contractualisation entre les acteurs d’un territoire sur les expertises dédiées aux entreprises pour éviter les doublons » (proposition 2). Les CCI veulent « co-construire les services proposés par les acteurs du territoire au bénéfice de toutes les entreprises ». L’autre priorité du président est de « pousser » le réseau à l’international. La proposition 3 vise à ce que les CCI, via leurs services dédiés à l’international, jouent un « rôle de point d’entrée unique dans les territoires ». Le réseau conseille et oriente à l’international 41 000 entreprises chaque année grâce à ses 115 CCI françaises à travers le monde. « Dans ce domaine aussi, il faut clarifier qui fait quoi très vite pour le bien des entreprises », a affirmé Pierre Goguet qui doit rencontrer prochainement le Medef international et Business France, l’agence dédiée à l’internationalisation de l’économie française.

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