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Projet de loi « avenir professionnel » : la reconversion professionnelle fait partie des sujets à améliorer

En commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, mercredi 23 mai, Muriel Pénicaud a été interpellée sur la disparition du congé individuel de formation (Cif) et sur les moyens alloués au dispositif qui doit le remplacer.

Rédigé par . Publié le 28 mai 2018. Mis à jour le 11 mars 2019.

À côté du compte personnel de formation (CPF), le projet de loi « avenir professionnel » instaure un « CPF transition professionnelle » pour financer les formations longues en vue d’une reconversion comme le permet aujourd’hui le Cif. Lors de l’audition, Boris Vallaud, député des Landes (Nouvelle Gauche) a fait part de ses interrogations « On peine à comprendre pourquoi vous supprimez le Cif », un dispositif qui fonctionnait bien selon lui. D’autre part, « on ne sait pas comment seront financées les formations longues », a souligné Gérard Cherpion, député des Vosges (les Républicains).

Plusieurs options pour les salariés

Avec un CPF rénové permettant d’acquérir en dix ans un crédit de 5 000 euros de formation (8 000 euros pour les personnes les moins qualifiées), Muriel Pénicaud estime qu’un « nombre important des formations pour reconversion vont pouvoir se faire à travers le compte personnel de formation, d’autant plus que la durée des formations sera de plus en plus personnalisée en fonction des acquis antérieurs ».

Si le CPF ne suffit pas, d’autres options s’offrent aux salariés, selon elle : négociation d’un abondement avec l’employeur, mobilisation du CPF transition en complément voire démission. Le projet de loi prévoit en effet que les personnes qui démissionnent pour poursuivre un projet professionnel puissent, sous certaines conditions, bénéficier de l’assurance chômage et de la prise en charge de leur formation. Aujourd’hui, le congé individuel de formation concerne 40 000 salariés par an. Demain, beaucoup plus pourront accéder à des formations longues et qualifiantes, estime Muriel Pénicaud.

Période de professionnalisation

La ministre du Travail reconnaît que la reconversion professionnelle est un thème important « compte tenu de l’ampleur des mutations à venir ». « C’est un sujet sur lequel nous pouvons encore progresser ». Des discussions sont en cours avec «un certain nombre d’acteurs », a t-elle précisé.

Au cours de l’audition, Jean-Carles Grelier, député de la Sarthe (Les Républicains) s’est interrogé sur la suppression de la période de professionnalisation. « Nous sommes en train de réfléchir à un dispositif de substitution qui soit plus exigeant envers les entreprises et plus attractif pour les salariés », a annoncé Muriel Pénicaud. Dans le contexte de transformation des métiers, avoir un dispositif permettant la reconversion par la voie de l’alternance peut faire sens dans le futur, a-t-elle ajouté.

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