apprentissage-8.jpg

Régions de France et le Medef en accord sur l’apprentissage

Hervé Morin (LC) et François Bonneau (PS), respectivement président et vice-président de Régions de France, ont publié mercredi 16 mai un communiqué commun avec Pierre Gattaz, président du Medef. Objectif~: réaffirmer la vision de l’apprentissage défendue par les Régions et l’organisation patronale.

Rédigé par . Publié le 17 mai 2018. Mis à jour le 11 mars 2019.

Signe d’une vision partagée, le communiqué commun publié le 16 mai recoupe les positions défendues la veille à l’Assemblée nationale par Hervé Morin, lors de son audition par la Commission des affaires sociales (voir notre article). Parce qu’ils estiment que « l’État ne peut pas tout faire », les co-auteurs appellent une nouvelle fois à ce que les Régions et les branches professionnelles disposent « des leviers pertinents de pilotage et de développement de l’apprentissage au plus près des entreprises et des territoires ». Alors que les parlementaires sont appelés à débattre du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », le message est traduit sans ambages : « il ne faut pas que la future agence France compétences soit aux mains des seuls ministères ». Contestant la « recentralisation des primes aux employeurs d’apprentis ou la suppression des aides régionales », Hervé Morin, François Bonneau et Pierre Gattaz prennent soin de réaffirmer « leur attachement au quadripartisme […] et au co-pilotage Région/Branche ».

Évoquant ensuite le défi de l’anticipation des besoins de compétences à l’échelle des bassins de vie et des régions, le communiqué réclame également « que soit confiée aux Régions et aux branches professionnelles la co-construction commune d’une stratégie régionale cible pluriannuelle ». Régions et patronat s’entendent aussi pour relever le défi de l’orientation, à charge pour les Régions de « piloter et de coordonner » l’ensemble des acteurs, et de « les rapprocher des entreprises ».

Au nom de l’équilibre des territoires, les Medef s’entendent pour ne pas « remettre en cause le financement de l’apprentissage au contrat décidé par le gouvernement », sous réserve qu’il s’accompagne de moyens spécifiques confiés aux Régions pour permettre « une réelle adaptation aux besoins des CFA dans la ruralité et les quartiers ». Ces ressources supplémentaires ne devront pas augmenter les charges des entreprises, mais pourraient provenir d’une « ressource fiscale dynamique et indexée » au profit des Régions.

Centre Inffo vous conseille également