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Transport routier : en Bourgogne-Franche-Comté, les demandeurs d’emploi visitent les entreprises et les organismes de formation

Du 23 au 25 octobre, les demandeurs d’emploi intéressés par les métiers du transport routier étaient invités à découvrir le secteur en Bourgogne-Franche-Comté. Durant ces trois jours, une quarantaine d’entreprises ainsi que quatre organismes de formation ont ouvert leurs portes, un peu partout sur le territoire. L’objectif ? Présenter des métiers dont la réalité est méconnue, et s’informer sur les formations permettant d’y accéder.

Rédigé par . Publié le 30 octobre 2018. Mis à jour le 11 mars 2019.

Mais ces journées visaient surtout à dénicher de nouveaux candidats prêts à se former, et notamment de nouveaux conducteurs. Le secteur peine en effet à recruter : en Bourgogne-Franche-Comté, 600 emplois, dont 400 postes de conducteurs, seront à pourvoir dans le transport de marchandises d’ici les douze prochains mois. Quant au transport de voyageurs, ses besoins sont estimés à plus d’une centaine de conducteurs.

Une panoplie de formations

L’opération « La route de votre avenir » était l’occasion pour les organismes de formation de présenter les différentes voies d’accès aux métiers, tant dans le transport de marchandises que dans celui de voyageurs : CAP, FIMO (Formation Initiale Minimum Obligatoire), mais aussi titres professionnels. Devant cette panoplie de possibilités, les demandeurs d’emploi intéressés pourront, à la suite de ces visites, discuter de leur projet avec leur conseiller Pôle Emploi, l’organisme comptant parmi les organisateurs de ces journées.

Une formation trop longue ?

« Nous devons multiplier les actions comme celle-ci », assure Bernard Ienn, co-président de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). Mais selon lui, les formations pour devenir conducteur sont souvent trop longues. S’il faut compter quatre semaines pour obtenir la FIMO, le titre professionnel se prépare en six mois. Une durée incompressible, fixée par la loi. « Cela garantit une formation de qualité, répondant aux aspects de sécurité », note Charline Bigeard, conseillère au sein de l’organisme de formation City-Pro.

Mais le plus problématique semble en réalité le délai entre l’obtention de l’examen et la réception du permis : « Lorsqu’un conducteur décroche son titre professionnel, un voire plusieurs mois peuvent s’écouler avant qu’il ne reçoive son permis », explique Philippe Demonteix, délégué régional de la FNTR et de la FNTV (Fédération nationale du transport de voyageurs). En attendant, impossible pour les stagiaires fraîchement diplômés de prendre la route. « Après trois mois sans conduire, ils doivent parfois reprendre quelques cours », poursuit Philippe Demonteix. Selon lui, cette attente est une « ineptie » : « Lorsqu’une personne passe son permis hors formation, elle bénéficie d’un permis provisoire », renchérit-il.

Pour les employeurs, ces longueurs administratives conduisent certains stagiaires, pressés de travailler, à se diriger vers un autre métier, ou une autre formation. « Nous manquons de bras, et les gens ne peuvent pas travailler à cause de délais administratifs », regrette Philippe Demonteix.

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