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Un compte personnel pour quelles formations ?

Rédigé par . Publié le 30 janvier 2015. Mis à jour le 11 mars 2019.

Dès les prémisses de la création du compte personnel de formation, les partenaires sociaux ont souhaité que la mobilisation soit fléchée vers des formations ciblées. La 4ème matinée d’actualité consacrée par Centre Inffo à la réforme de la formation professionnelle [Voir [ici .]] a permis de rappeler l’étendue du périmètre.

Pour les salariés

Pour les salariés, trois listes :

 liste de branche, établie par la commission paritaire nationale de l’emploi,

 liste régionale, établie par le Coparef [ 1 ]Comité paritaire régional de l’emploi et de la formation. après avis du Crefop [ 2 ]Conseil régional, de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.

 et liste nationale établie par le Copanef [ 3 ]Comité paritaire national de l’emploi et de la formation. après avis du Cnefop [ 4 ]Conseil national, de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles..

Pour les demandeurs d’emploi

Pour les demandeurs d’emploi, deux listes :

 liste régionale établie par le Coparef après avis du Crefop

 et liste nationale établie par le Copanef après avis du Cnefop.

Quatre types de certifications

Que trouve-t-on dans ces listes ?

 Des certifications ou partie de certifications inscrites au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;

 des certificats de qualification professionnelle (CQP) ;

 des certifications inscrites à l’inventaire réalisé par la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP)

 et, enfin, des formations concourant à la qualification des personnes et à la recherche d’un emploi et financées par les régions, Pôle emploi et l’Agefiph [ 5 ]Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées..

Un décret attendu : le « socle des compétences et des connaissances »

À ces listes encadrées par les partenaires sociaux s’ajoutent, pour tous, l’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE) et le socle de compétences et de connaissances, qui ne connaissent pas, eux, de « limites d’usage », précise Jean-Philippe Cépède, directeur du pôle juridique-observatoire de Centre Inffo. Mais si la VAE dispose déjà de son décret [ 6 ]Décret n° 2014-1354 du 12 novembre 2014., celui du socle reste à paraître.

Évoquant une définition « large » du socle, Jean-Philippe Cépède rappelle qu’aux termes du projet présenté devant le Copanef, « ce sont les savoirs de base qui sont visés pour favoriser l’accès à la formation et à l’insertion professionnelles », lesquels doivent « être appréciés dans un contexte professionnel » et également « être utiles à la vie sociale, civique et culturelle de l’individu ».

Sept domaines de connaissances et de compétences

Concrètement, sept domaines de connaissances et de compétences devraient apparaître :

 communication en français ;

 utilisation des règles de base de calcul et raisonnement mathématique ;

 utilisation des techniques usuelles d’information et de communication numériques ;

 aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe ;

 aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel ;

 capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie

 et, enfin, maîtrise des gestes et postures et respect des règles d’hygiène et de sécurité environnementales élémentaires.

« Mobilisation modulaire »

Ici encore, les Régions disposent d’une capacité d’intervention avec la possibilité d’introduire des « modules complémentaires » dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme. Dans l’objectif d’une adaptation de la formation aux besoins de la personne, le projet de décret prévoit également, outre une « mobilisation modulaire » des contenus, une « évaluation préalable » des compétences et des connaissances du bénéficiaire.

La question des langues

Dernière précision, alors que de nombreux prestataires de formation s’inquiètent ouvertement de l’absence prévue des langues étrangères au sein du socle de compétences et de connaissances, Michel Ferreira-Maia, chef de la mission politique formation et qualification (DGEFP [ 7 ]Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.) précise que les langues font bien partie des catégories de certification concernées par l’inventaire.

Notes   [ + ]

1. Comité paritaire régional de l’emploi et de la formation.
2. Conseil régional, de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.
3. Comité paritaire national de l’emploi et de la formation.
4. Conseil national, de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.
5. Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées.
6. Décret n° 2014-1354 du 12 novembre 2014.
7. Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

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