L’Afdas prend de l’envergure en devenant opérateur de compétences

Changement d’échelle pour l’Afdas. L’opérateur de compétences intervient désormais sur un périmètre élargi incluant la culture, les industries créatives, les médias, la communication, les télécommunications, le sport, le tourisme, les loisirs et le divertissement. Après obtention de l’agrément, le premier conseil d’administration de l’organisme paritaire remodelé s’est tenu le 2 avril.

Par - Le 04 avril 2019.

Le champ d’intervention de l’Afdas en tant qu’opérateur de compétences s’avère plus vaste que celui prévu lors de la signature de l’accord constitutif fin 2018. Avant le dépôt de la demande d’agrément fin décembre, l’Afdas comptait trois nouvelles branches – les casinos, les agences de mannequins et le sport – en plus de ses adhérents historiques. Sont venus s’ajouter les télécommunications, le golf, les organismes de tourisme et l’hôtellerie de plein air. Un nouveau périmètre qui ne remet pas en question la cohérence de son champ d’action. Les branches professionnelles adhérentes ont de nombreux points communs : relation au public, fonctionnement par économie de projets, métiers marqués par une discontinuité d’activité. Les secteurs couverts font par ailleurs partie d’une même filière économique. « Pour qu’il y ait de la diffusion, il faut des producteurs et des auteurs. Cette chaîne de valeurs est aussi un élément de cohérence », explique Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas. L’adhésion des entreprises des télécommunications s’inscrit dans la logique de convergence des médias. Des filiales de ces grands groupes œuvrant dans la production cinématographique étaient déjà adhérentes de l’Afdas.

Sept pôles paritaires sectoriels

Désormais agréé, l’opérateur de compétences se structure pour remplir ses nouvelles missions. Lors du conseil d’administration du 2 avril, Isabelle Gentilhomme (Syndicat national du théâtre privé) et Angeline Barth (Fédération nationale des syndicats du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle – CGT) ont été reconduites aux postes de présidente et vice-présidente. Avec l’élargissement du périmètre, le conseil d’administration compte 48 membres au lieu des 40 initialement prévus. Et sept pôles paritaires sectoriels ont été créés. Leur objectif est de favoriser le partage d’expérience entre branches professionnelles et le déploiement d’actions communes sur des problématiques transversales comme les certifications intersectorielles ou encore l’alternance.

Innovation et proximité

L’apprentissage fait partie des sujets sur lesquels les opérateurs de compétences sont attendus. Dans des secteurs faisant face à une discontinuité d’activité, le développement de ce mode de formation dépendra de la capacité de l’Afdas à innover, selon Isabelle Gentilhomme. « Accompagner les entreprises dans la création de groupements d’employeurs fait partie des mécanismes à développer » illustre la présidente de l’Afdas. Autre mission stratégique : le développement des compétences dans les entreprises de moins de 50 salariés. En plus de ses implantations territoriales, l’Afdas va investir dans un nouveau système d’information. Un outil qui doit permettre à ses équipes de mieux suivre les TPE-PME.

Reconversions et recrutements

La reconfiguration des missions des opérateurs de compétences va conduire l’Afdas à développer de nouvelles expertises voire à renforcer ses équipes du fait de son changement d’envergure. Des reconversions seront proposées aux salariés intervenant sur des services remis en question comme la collecte des contribution des entreprises (4 personnes) ou l’accompagnement au titre de l’activité d’Opacif (36 personnes). Une première formation sur la certification professionnelle vient d’être lancée en interne. « Nous serons aussi amenés à recruter des compétences issues d’autres opérateurs pour servir des branches qui nous ont rejoints », précise Thierry Teboul. L’Afdas emploie aujourd’hui 200 personnes.

Centre Inffo vous conseille également