Rebsamen

Rédigé par . Publié le 02 avril 2014. Mis à jour le 11 mars 2019.

François Rebsamen a été nommé le 2 avril 2014 ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social. Avec Ségolène Royal (Écologie, Développement durable et Énergie), il était alors le seul nouvel entrant du gouvernement de Manuel Valls.

Le 26 août 2014, lors du remaniement (gouvernement « Valls 2 ») il a été confirmé dans ses fonctions, mais avec l’intitulé ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Retrouvant ainsi l’intitulé exact de son prédécesseur Michel Sapin.

Souvent présenté comme un proche de François Hollande, celui qui a été réélu en 2014 maire de Dijon − au deuxième tour avec 52,8% des suffrages, face à deux candidats, UMP et FN − pour un troisième mandat, était jusqu’à cette nomination président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon (depuis 2001), sénateur de Côte-d’Or (depuis 2008) et président du groupe socialiste au Sénat (depuis 2011).

Né en 1951 à Dijon, ce titulaire d’un DEA de sciences politiques et d’un DESS de sciences économiques a commencé sa carrière politique en 1982 comme directeur de cabinet du président du Conseil régional de Bourgogne, avant de franchir, deux ans plus tard, les portes du ministère de l’Intérieur, comme chef de cabinet du ministre, Pierre Joxe. Il quitte la place Beauvau en 1991, et entre au cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste l’année suivante. En 1997, lors du congrès de Brest qui porte François Hollande à la fonction de premier secrétaire du parti, François Rebsamen devient secrétaire national aux fédérations et à la formation.

Dans le gouvernement de Lionel Jospin, il est nommé conseiller technique du ministre des Relations avec le Parlement Jean-Jack Queyranne, de 2000 à 2002. C’est en 2001 qu’il est élu pour la première fois maire de Dijon, dont il était conseiller municipal depuis 1989. Chargé de la coordination au PS à partir de 2005, il est en 2007 co-directeur de la campagne de Ségolène Royal − et auteur la même année d’un recueil d’entretiens avec le journaliste Philippe Alexandre, De François à Ségolène. Il prend position au Sénat, en 2012, contre le projet d’interdiction du cumul des mandats, évoquant un statut spécifique du sénateur.

Twitter : https://twitter.com/frebsamen

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