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Apprentissage : réduire le taux d’abandons en hôtellerie-restauration (enquête Fafih)

Les contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation «~présentent deux caractéristiques communes qui interrogent leur efficacité : le nombre élevé de ruptures de contrat et l’interrogation sur la réalité d’une insertion durable des jeunes issus de ces formations dans le secteur […] et le métier auquel ils se sont préparés.~» constate le Fafih, Opca de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités de tourisme dans son enquête Mesure et analyse des taux de rupture dans les dispositifs de formation en alternance au sein du secteur.

Par - Le 19 juin 2017.

L’enquête Mesure et analyse des taux de rupture dans les dispositifs de formation en alternance au sein du secteur du Fafih, Opca de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs et des activités de tourisme est publiée sur son site. Menée d’août à octobre 2016 auprès de 1 754 apprentis et 894 bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation, (contrats devant s’achever au cours de l’année 2015), elle visait à préciser la définition de ces ruptures et à en analyser les motifs. Elle devait aussi dégager des pistes d’actions pour les limiter et disposer d’indicateurs sur le pouvoir d’insertion de ces dispositifs.

Taux de rupture élevé

Le taux de rupture est plus élevé parmi les candidats plus fragiles, les plus jeunes, les moins diplômés et ceux qui ne sont pas dans une démarche de construction de parcours. 45 % des apprentis inscrits dans un cursus préparant aux métiers du secteur et employés dans une entreprise du secteur rompent leur contrat avant la date de fin prévue (taux de rupture brut). 27,5 %, des apprentis ont abandonné : ils ont rompu leur contrat avant la date de fin prévue et n’ont pas repris de contrat d’alternance dans les six mois après la rupture (taux de rupture net).

Du côté du contrat de professionnalisation, le taux de rupture brut est de 33 % et le taux d’abandon de 21 %. Parmi les 33 %, près de 4 sur 10 ont retrouvé un nouveau contrat six mois après leur rupture et pour près de 3 sur 10, la reprise de contrat a lieu avant la fin de la formation, dans la continuité.

Au total, contrats d’apprentissage et de professionnalisation confondus, en proportion des sortants 2015, 42,5 % des alternants ont rompu un contrat et un quart ont abandonné le dispositif (26 %).

Insertion facilitée par la préparation d’un CQP

63 % des jeunes ayant signé un contrat de professionnalisation, qu’ils soient allés ou non au terme de leur formation, étaient en emploi à six mois. L’insertion est même encore plus positive à six mois pour les alternants ayant préparé un CQP (certificat de qualification professionnelle) du secteur (65 % occupent un emploi six mois après leur formation). L’insertion professionnelle des apprentis est moins immédiate, un certain nombre poursuivant leur formation professionnelle (40 % occupent un emploi six mois après la sortie de l’apprentissage et 23 % sont en formation).

Consulter l’enquête sur les ruptures en alternance 2017 du Fafih.

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