Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT

Assises nationales de la formation CGT : “Remettre du collectif dans le processus de formation”

Rédigé par . Publié le 16 décembre 2014. Mis à jour le 11 mars 2019.

Les questions de formation ne cessent de faire l’actualité”, a remarqué Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, le 11 décembre, lors des Assises nationales de la formation organisées par la confédération à l’attention des militants. Et ce, dans la perspective de présenter la loi du 5 mars 2014.

L’ancien négociateur de l’Ani formation 2009 a rappelé que pour lui, il n’y avait pas de “rupture” entre formation initiale et formation professionnelle et que la formation répondait à des objectifs, au premier rang desquels la formation des citoyens afin d’acquérir des connaissances tout au long de leurs parcours professionnels et parcours de vie pour éclairer leurs choix. “Ne tombons pas, ne tombons jamais, dans la formation adaptation, restons sur la formation comme émancipation des femmes et des hommes”, a-t-il exhorté. Autre objectif de la formation, répondre aux besoins des entreprises, mais, a-t-il distingué, “parler réponses aux besoins des entreprises ce n’est pas la même chose que répondre aux besoins de l’économie”.

Le secrétaire général de la CGT a insisté sur la “véritable nécessité d’inscrire le continuum de formation depuis la formation initiale et professionnelle jusqu’à la formation continue dans un principe de sécurité sociale professionnelle et sur le fait que la formation devait faire l’objet d’une reconnaissance en termes de qualification et de salaire. Thierry Lepaon a également saisi l’occasion pour parler du statut de l’apprentissage et du respect des restrictions en termes de travaux dangereux, travail de nuit et temps de travail. “La CGT n’acceptera aucun recul par rapport au décret qui fixe les limitations applicables aux apprentis”, a-t-il insisté.

“Un droit individuel attaché à la personne du salarié”
Revenant sur l’expression “Mettre l’individu au centre” entendue dans le contexte de la réforme, il a tenu à préciser la position de son syndicat. “Je crois, comme beaucoup d’entre nous, au droit individuel attaché à la personne du salarié. Mails il ne peut être droit que s’il est garanti collectivement”.

Estimant qu’il faut un service public de la formation initiale et continue “et que dans ce service public nous repensions la place et le rôle particulier de l’Afpa”, il a plaidé la cause de l’organisme de formation qui doit “mettre en avant ses particularités son savoir-faire et ses outils régionaux et ses succès, son bilan, l’ensemble de ses qualités y compris de ses structures accueillantes pour les apprenants.

Enfin Thierry Lepaon a plaidé pour une amélioration des relations entre Pôle emploi et l’Afpa. “Mieux travailler ensemble au service des plus précaires mais également de l’ensemble des salariés”, Pôle emploi ne devant pas se limiter aux demandeurs d’emploi. Le tout en nouvelle articulation avec l’action de l’Afpa.

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