Thomas

Rédigé par . Publié le 15 octobre 2007. Mis à jour le 11 mars 2019.

Bernard Thomas, 61 ans, nommé en juillet dernier, délégué interministériel à l’orientation en remplacement de Pierre Lunel, a reçu sa lettre de cadrage de Matignon le 27 septembre. Cet ancien directeur de cabinet de Gilles de Robien, alors ministre de l’Éducation nationale, aura pour mission de prolonger les lignes directrices du schéma de l’orientation et de l’insertion professionnelle élaboré par son prédécesseur. La loi Pécresse du 10 août dernier ajoute à sa mission l’obligation faite aux Universités de mettre en place un dispositif de préinscription et un dossier unique d’inscription à l’automne 2009, permettant d’éviter les mauvaises orientations.

Les Universités devront créer un bureau d’aide à l’insertion professionnelle. “Il faut sortir les stages d’étudiants d’une logique administrative, pour les inscrire dans la construction d’une véritable qualification, a-t-il déclaré au Centre Inffo, élaborer et publier des statistiques sur l’insertion professionnelle des étudiants.” Une tâche considérable, car si cette mesure existe depuis longtemps dans les grandes écoles, elle concernerait un nombre d’étudiants bien supérieur.

En matière d’information sur la formation, la lettre de cadrage de François Fillon précise en effet que Bernard Thomas devra s’assurer que “les informations sur les métiers soient disponibles sur un guichet électronique national, unique et gratuit”.

De ce point de vue, Bernard Thomas regrette que le site Orientation&Formation piloté par le Centre Inffo en collaboration avec les partenaires sociaux et des Régions soit encore “insuffisamment connu dans l’enseignement scolaire”, et que les fiches métiers de l’Onisep, “d’excellente qualité sur le contenu des formations et l’alternance, ne donnent pas encore les débouchés, tant nationaux que régionaux”.
Une tâche à laquelle pourraient s’atteler les Observatoires de branche et les Oref, déjà bien engagés dans cette voie. Bernard Thomas, haut fonctionnaire à l’Éducation nationale, n’en a pas moins été directeur des services de l’éducation, de l’apprentissage et de la formation professionnelle du Conseil régional d’Alsace. Un parcours précieux pour animer le partenariat nécessaire à la mise en place de systèmes d’informations métiers coopératifs et ancrés dans les réalités économiques et territoriales.

Renée David-Aeschlimann

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