Alain Rousset et François Bonneau, présidents des Régions Aquitaine et Centre © Joanna Binkowska - ARF

Comment associer les partenaires sociaux aux politiques régionales de formation

Rédigé par . Publié le 25 septembre 2014. Mis à jour le 11 mars 2019.

Forte des nouvelles compétences et missions acquises dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, l’Association des Régions de France réaffirme son investissement. Pour Alain Rousset, président de l’ARF, c’est la clé d’une reprise économique durable, notamment dans les territoires ruraux, qui représentent 60 % des emplois.

Les Régions, pilotes des politiques de formation

La loi du 5 mars 2014 confie aux Régions la charge d’organiser les services publics régionaux de l’emploi, mais aussi de coordonner, dès 2015, l’action des différents acteurs au sein des “plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs”, les PSAD. François Bonneau, président de la Région Centre et de la commission éducation de l’ARF, l’a souligné : “Nous voulons travailler en étroite collaboration avec l’Éducation nationale sur la question des PSAD. C’est le cas également avec tous les autres acteurs qui contribuent à créer une offre de formation régionale”.

La création des Crefop

Cette situation appelle à une évolution des modes de gouvernance et de collaboration avec les partenaires sociaux, que devrait rendre possible la création des Comités régionaux de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Crefop). “Jusque-là nos échanges avec les partenaires sociaux permettaient avant tout de dresser des diagnostics. Nous souhaitons désormais qu’au sein de cette nouvelle instance, ils participent à l’élaboration des politiques régionales. Le pilotage de la formation professionnelle doit être articulé avec tous les besoins en compétences”, poursuit François Bonneau.

“Transition numérique”, dans les CFA aussi

Enfin, l’ARF souligne qu’il est fondamental que les CFA et autres structures dédiées aux contrats en alternance ne soient pas exclus du grand plan en faveur du numérique éducatif, annoncé par le président de la République le 2 septembre dernier, lors d’un déplacement à Clichy-sous-Bois. “Seuls 5 % des enseignants utilisent le numérique à des fins pédagogiques, indique François Bonneau. Nous demandons à l’État que les filières de l’alternance ne soient pas exclues de la transition pédagogique qu’il entend initier dans les formations initiales. Notamment, car ces nouveaux outils pédagogiques offrent des solutions à des apprentis qui ont pu être en échec en formation initiale avec les méthodes plus classiques.”

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