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Édouard Philippe annonce le début de la négociation de la réforme de la formation pour septembre

« Nous voulons des actifs mieux formés, plus aptes à saisir les opportunités qui s’offrent à eux, sur un marché de l’emploi qui se transforme rapidement. » a déclaré Édouard Philippe lors de sa présentation à la presse, en compagnie de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, du « Programme de travail pour rénover notre modèle social » transmis aux organisations patronales et syndicales, mardi 6 juin à Matignon.

Rédigé par . Publié le 07 juin 2017. Mis à jour le 11 mars 2019.

La feuille de route, que le Premier ministre juge susceptible de « redonner aux salariés, aux actifs, aux entreprises, un cadre leur permettant de s’épanouir, de créer, de réussir », se compose de trois ensembles de six grandes réformes, devant permettre d’atteindre les objectifs que se fixe le gouvernement: en premier la refonte du droit du travail ; en deuxième la réforme de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage ; en dernier : la réforme des retraites. Un programme à boucler dans les 18 mois à venir.

Formation professionnelle et apprentissage réformés au printemps 2018

« Notre système de formation professionnelle sera profondément rénové via un effort massif en direction des demandeurs d’emploi, des jeunes et des salariés. » a indiqué Édouard Philippe, qui donne rendez-vous en septembre 2017 pour la présentation de la feuille de route. Cette réforme sera suivie par une « véritable refondation de notre apprentissage  » pour qu’il participe à l’insertion professionnelle des jeunes et que l’offre des entreprises « soit vraiment boostée en la matière » « Cette priorité à l’apprentissage on en parle depuis des années. Le gouvernement entend vraiment changer la donne et faire de la France une référence en la matière en Europe » a-t-il commenté. Le début des discussions pour ces réformes est fixé à septembre 2017, juste après la refonte du droit du travail.

Refonte du droit du Travail d’ici le 21 septembre

Le premier ensemble, au centre de l’actualité immédiate, concerne la réforme du droit du travail. Édouard Philippe a indiqué qu’un projet de loi d’habilitation serait présenté au conseil des ministres du 28 juin, qu’il serait discuté au Parlement en juillet et que les ordonnances seraient publiées avant la fin de l’été, donc avant le 21 septembre.

Laissant la parole à la ministre du Travail, celle-ci a détaillé les trois volets de la réforme. Tout d’abord l’articulation entre l’accord d’entreprise et l’accord de branche pour « élargir  » le champ de la négociation. Le gouvernement étant convaincu que la norme de travail doit être « co-élaborée par les partenaires sociaux, et d’abord dans l’entreprise » Muriel Pénicaud a voulu rassurer sur le rôle de la loi qui ne sera pas « amoindri  ». Elle estime que la branche professionnelle doit jouer un rôle dans la régulation économique, sociale et sectorielle. « Ce n’est pas un projet anti branches, car il faut au contraire sécuriser le pouvoir régulateur de la branche.  » a-t-elle affirmé.

Le deuxième volet concerne les instances représentatives du personnel. Pour le gouvernement, les salariés ne peuvant être « représentés de 4 manières différentes  »,il entend
« fusionner au moins les trois instances de consultation et voir à quelles conditions on peut aller plus loin.  ». Muriel Pénicaud a mis l’accent le dialogue social dans les TPE/PME et aussi annoncer qu’il faut « renforcer les acteurs, car les salariés qui se présentent aux élections, qui prennent un mandat syndical, doivent être mieux accompagnés dans leur développement personnel  ».

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