La branche des organismes de formation n’a pas désigné d’opérateur de compétences

Par - Le 14 janvier 2019.

Quel opérateur de compétences pour les organismes de formation ? Les discussions engagées par les organisations patronales représentatives de la branche – FFP et Synofdes – avec d’autres acteurs du champ de la formation et de l’enseignement n’ont pas abouti.

Le choix du futur opérateur dépendra des arbitrages que fera le ministère du Travail. Comme le rappelle Pierre Courbebaisse, président de la Fédération de la formation professionnelle, l’objectif de ces discussions lancées en octobre 2018 était de « rassembler les acteurs de l’éducation, de la formation et de l’emploi au sein d’une filière la plus large possible ayant vocation à rejoindre un opérateur de compétences commun. » Dans cette optique, la FFP et le Synofdes se sont rapprochés des organisations représentant les acteurs de l’enseignement privé indépendant et de l’enseignement privé non lucratif. Se sont également associés à ces échanges, les représentants du portage salarial ainsi que le Syndicat des consultants formateurs indépendants (Sycfi). Pour tous ces acteurs, la désignation d’un opérateur de compétences commun faisait sens étant données « la similitude des métiers et les possibilités de mobilité entre branches professionnelles », selon Pierre Courbebaisse.

Plusieurs options

Restait à décider vers quel opérateur se tourner. Jusqu’à présent, la branche des organismes de formation n’était rattachée à aucun Opca en particulier. Et dans leur rapport publié en septembre 2018, Jean-Marie Marx et René Bagorski n’ont rien préconisé pour les secteurs de la formation et de l’enseignement. Au cours des discussions interbranches, plusieurs options ont été évoquées : conseil, cohésion sociale ou encore projets menés autour d’Opca interprofessionnels. « Notre organisation avait placé en tête l’opérateur de compétences de la cohésion sociale mais était prête à trouver un compromis autour de l’opérateur des services financiers et du conseil qui faisait consensus pour les autres organisations patronales », explique Michel Clézio, président du Synofdes. Au sein de la branche des organismes de formation, cette option n’a pas eu les faveurs des organisations syndicales, qui ont opté majoritairement pour l’opérateur de compétences de la cohésion sociale, selon le président du Synofdes. « Nous aurions pu nous rallier à leur choix, mais cette position n’aurait pas reflété le travail de consensus réalisé au niveau interbranches avec les autres organisations patronales », justifie-t-il.

Service et digitalisation

La balle est désormais dans le camp du ministère du Travail. En effet, en cas d’absence d’accord, ce sont les services de l’État qui désigneront l’Opco, selon la note du ministère du Travail diffusé en octobre 2018. Pour Pierre Courbebaisse, « il est important que le futur opérateur de compétences porte la notion de service qui est au cœur de l’activité des organismes de formation et qu’il puisse répondre aux enjeux de digitalisation auquel fait face le secteur ». De son côté, le Synofdes espère que l’arbitrage du gouvernement interviendra rapidement « afin de savoir quels travaux nous pouvons engager au sein de la filière ou au niveau interfilières ».

Centre Inffo vous conseille également

Afnor