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Le compte personnel de formation : pour anticiper la transformation des métiers

Par - Le 26 septembre 2014.

Alors que tous les secteurs de l’économie connaissent des transformations profondes et rapides des conditions de travail et des métiers, comment adapter les compétences associées et l’employabilité des individus ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les intervenants de la journée organisée le 25 septembre, par l’Afpa, le Cnam et la revue Éducation permanente.

La formation professionnelle doit jouer un rôle préventif et anticipateur

Nous allons vers une société duale, dans laquelle il y aurait une opposition entre les travailleurs qualifiés et les salariés non formés”, a relevé Coralie Pérez, chercheure au centre d’économie de la Sorbonne. La formation professionnelle doit jouer un rôle préventif et anticipateur dans cette situation de mutation permanente. Or, aujourd’hui, tout laisse croire qu’on ne pense pas assez à l’articulation entre ces transformations et la formation. Même si, comme l’a relevé Jean-François Métral, chargé de recherche et d’enseignement à AgroSup Dijon, “certaines situations de transformation ne se résolvent pas forcément par la formation. La formation ne peut pas répondre à toutes les situations”.

Pouvoir se projeter

La création du compte personnel de formation (CPF) permettant la sécurisation des parcours professionnels, devrait créer les conditions favorables pour permettre d’adapter les compétences à ces transformations, voire de les anticiper. Au sein de l’entreprise, a rappelé Mariela De Ferrari, responsable de l’innovation chez Co-alternatives, il est important de “considérer les compétences des individus de manière à ce qu’ils puissent, dans le cadre de leurs entretiens professionnels, se projeter dans l’avenir et que l’offre de formation proposée soit adaptée à leur projet de professionnalisation individuel assurant ainsi leur employabilité”.

Un système d’épargne

Une telle mission doit être assurée aussi bien par les entreprises que les Opca, les branches, etc. Il faut reconnaître que l’ensemble des acteurs jouent le jeu. Même si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le CPF est un système d’épargne qui “permet à l’individu d’être responsable du développement de ses compétences donc de son employabilité. La question n’est pas simplement de savoir à quelle condition les dispositifs mis à disposition à l’individu peuvent développer ses compétences, mais à dans quelles conditions il peut s’en saisir”, a insisté Christophe Guitton, chargé de mission au Céreq. Qui a soutenu que « la formation professionnelle joue toujours son rôle, celui de permettre aux individus de s’adapter à l’évolution des emplois et des métiers et des organisations, donc de rester employables ”.

Des environnements capacitants

À condition de ne pas négliger les questions de l’organisation du travail et de la gestion des ressources humaines. Ainsi, les entreprises qui disposent d’une véritable politique de formation qui tienne compte de cette triptyque sont “les plus dynamiques, les plus performantes et qui créent des environnements capacitants”.

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