Faire de l’Afpa “le” service public de la formation et de l’orientation pour les actifs ?

Par - Le 01 septembre 2010.

Selon son rapport d’activité, en 2009, l’Association nationale pour la formation des adultes (Afpa) a formé 174 247 stagiaires (soit 3,5 % de moins qu’en 2008), délivré 70 millions d’heures de formation (hors enseignement à distance) et conseillé plus de 235 000 personnes dans la construction de leur parcours de formation. Les formations certifiantes ont augmenté (91 % des heures de formation professionnelle et 55 % des entrées en formation) et le niveau des actions de pré-qualification et de pré-insertion a été maintenu (11 % des heures de formation et 17 % des stagiaires).

Plus de 8 personnes sur 10 (82 %) ont obtenu un titre professionnel et plus des trois quarts des stagiaires occupent un emploi correspondant à leur formation. Neuf stagiaires sur 10 déclarent “avoir atteint l’objectif poursuivi à l’entrée en formation”. “En France, sur toutes les personnes qui détiennent un titre professionnel, 2 sur 3 viennent de l’Afpa”, note le rapport.

Les formations proposées sont en adéquation avec le marché de l’emploi, car 57 % des stagiaires ont trouvé un emploi dans les six mois suivant leur formation, 45,4 % en ont occupé un six mois après la fin de leur formation et 76 % indiquent “utiliser dans leur emploi les connaissances techniques acquises en formation”. En 2009, la formation à distance a enregistré une baisse de 19 %. Elle a représenté 2,1 millions d’heures de formation (pour 14 326 stagiaires), dont 99,1 % provenant du marché public.

“L’évolution de l’environnement de l’Association, caractérisée par la suppression de la subvention de l’État et la mise en concurrence généralisée, a modifié en profondeur les équilibres économique et financier. Tout ceci, dans une période de crise financière, économique et sociale. Les résultats de l’année 2009 traduisent malheureusement ces évolutions”, explique Jean-Luc Vergne, président de l’organisme public de formation qualifiante des actifs, dans le rapport. En effet, 2009 a été “une année dense en événements pour le secteur de la formation professionnelle et par conséquent pour l’Afpa”, précise son directeur général, Philippe Caïla.

Le plan stratégique 2010-2014, dont le processus d’information-consultation (discussions entre la direction générale et les syndicats des personnels) s’est achevé en mars 2010, entend donner à l’organisme de formation “les moyens de se renforcer en mobilisant toutes ses compétences, toutes ses capacités d’innovation et de conseil ”, précise le directeur général. Il s’agit notamment de « recentrer et mettre en cohérence l’ensemble de nos services de support à la formation « sourcing-recrutement, sécurisation des parcours, accompagnement vers l’emploi) afin d’accroître la qualité de service aux stagiaires, et de poursuivre le “développement d’un programme d’actions en R&D et innovation” au sein de l’Association afin de la doter d’“un avantage compétitif par rapport aux organismes de formation qui la concurrencent sur son activité”.

Jean-Luc Vergne estime que son organisme “aborde une période de transition nécessaire à son adaptation à un nouvel environnement juridique et socioéconomique et à sa modernisation. Au terme de cette période, l’Afpa devra être en mesure d’intervenir pleinement sur un marché concurrentiel en affirmant sa position d’opérateur performant, compétitif et réactif en réponse aux politiques de l’emploi et de formation”. Pour le président, “dans ce nouveau contexte concurrentiel, la capacité de l’association à individualiser son offre de services et à toucher de nouveaux publics, s’impose comme un enjeu majeur”. Pour Philippe Caïla, “l’ambition reste de faire de l’Afpa LE service public de la formation professionnelle et de l’orientation pour les actifs. L’enjeu [pour 2010] est de transformer l’Afpa tout en préservant son identité et son intégrité économique et sociale”.

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