9 500 Lorrains ont bénéficié de la VAE, totale ou partielle, depuis 2002

Par - Le 04 février 2011.

Inffolor, le Carif-Oref de la Lorraine, a publié un bilan reprenant les chiffres clés de la VAE depuis sa mise en place dans la loi de 2002. “Chaque année, nous produisons un bilan. Nous avons voulu montrer, à travers cette synthèse de tous les bilans, que la VAE était désormais très bien installée en Lorraine”, explique Philippe Vatel, chargé de mission au centre de ressources VAE du Carif-Oref.

Depuis 2002, 18 500 candidatures ont été enregistrées par les organismes certificateurs. Depuis 2007, le nombre de candidatures s’est stabilisé à 2 700 par an. En amont de cette décision, 14 700 personnes ont bénéficié d’un entretien-conseil réalisé par l’un des 50 conseillers en charge de cet entretien répartis dans les huit Points relais conseil (PRC) de la région.

Le document a “été réalisé pour le grand public, pour qu’il puisse voir que les taux de réussite sont importants”. En effet, sur 10 500 candidats présentés devant un jury, 9 500 d’entre eux, soit 90 %, ont validé totalement ou partiellement leur expérience. En outre, un candidat sur cinq a fait l’objet d’une évaluation par mise en situation. Les femmes représentent 61 % des candidats, et 70 % des personnes s’engageant dans une VAE ont une activité.

Trois cents titres ou diplômes ont été demandés, mais les dix certifications les plus souhaitées appartiennent essentiellement au secteur des services à la personne : assistant de vie aux familles, auxiliaire de vie sociale, éducateur spécialisé, aide-soignant. Très demandés également, les diplômes d’“assistant manager”, de conducteur d’installations et de machines automatisées, de secrétariat. C’est ainsi que 50 % des diplômes délivrés sont de niveau CAP.

Le bilan met en avant le faible taux d’accompagnement des candidats, qui est d’environ 50 %. “Les indications sur l’accompagnement ne sont pas exhaustives, car le champ n’est pas toujours renseigné : il n’est pas obligatoire. De plus, les jurys ne demandent pas aux candidats s’ils ont été accompagnés ou pas, explique Philippe Vatel. Nous travaillons sur l’amélioration de la connaissance des possibilités d’accompagnement.”

Depuis sept ans, les différentes données recueillies sont comparables. Toutefois, Philippe Vatel note deux évolutions. “Il y a de plus en plus d’agents du secteur public, car la législation a évolué et a permis de nouvelles possibilités de financement.” En outre, le nombre de validations totales a tendance à diminuer au profit du nombre de validations partielles, notamment en Lorraine. “Cela peut s’expliquer avec l’élargissement des publics qui se présentent à la VAE. Auparavant, il s’agissait essentiellement de personnes proches de la certification. Maintenant, elles ne le sont pas forcément”, explique Philippe Vatel.

Pour 2011, l’objectif du Centre ressources VAE est de réaliser un bilan des différentes prises en charge financières utilisées, et de la répartition des types de financements.

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