100% des salariés du groupe Chèque déjeuner se forment chaque année

Par - Le 26 juillet 2012.

Entreprise à structure coopérative, le Groupe Chèque Déjeuner a toujours porté haut sa volonté de demeurer une entreprise à vocation sociale pour ses collaborateurs. Et si les premières démarches de certification du Groupe en matière de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) ont été entamées en 1998, il est devenu, depuis juillet 2012, la première entreprise de son secteur d’activité à obtenir la certification Iso 26000, délivrée par le cabinet Veritas.

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C’est donc en décrochant la note « très honorable », selon les critères d’attribution de Veritas, de 3,6 sur 5 à son examen de certification que ce groupe de 2100 collaborateurs s’est vu récompensé pour une démarche RSE entamée depuis bientôt quatorze ans aujourd’hui, mais qui s’inscrivait déjà dans ses gênes depuis sa fondation en 1964. Dans ces conditions, pourquoi avoir attendu autant de temps pour se lancer dans cette démarche de certification ? Catherine Candella, directrice de la qualité et de l’environnement au sein du groupe s’en explique : « l’entreprise a cheminé depuis 1998  » rappelle-t-elle, « et si, sur les plans sociaux et économiques, le groupe s’est toujours montré dynamique et intuitif. En revanche, concernant le troisième pilier de la RSE, à savoir l’environnement, nous avions pris davantage de retard et c’est volontairement que Chèque Déjeuner a choisi de combler ce retard avant d’entreprendre toute démarche de certification Iso 26000 en novembre 2011 ». De « bonnes pratiques » environnementales qui se sont traduites, chez ce grand consommateur de papier (titres restaurants, chèques déjeuners, etc.) par des demandes aux papetiers fournisseurs de garantir l’origine des matériaux utilisés pour imprimer les titres du groupe. « L’immense majorité de la pâte à papier désormais utilisée provient de forêts durablement gérées : nous consommons du bois de papeterie, c’est vrai, mais nous replantons aussi ! » souligne la responsable qualité et environnement du groupe.

100% des collaborateurs formés chaque année

Sur les plans économiques et sociaux, en revanche, la Groupe s’est toujours montré audacieux, particulièrement en matière de rémunération puisque l’échelle salariale entre les niveaux les plus bas et les plus élevés est fixée dans un ratio de 1 à 8, soit bien plus ambitieux que celui souhaité par le gouvernement (fixé à 1 à 20). Toutefois, pour sociale qu’elle soit, cette mesure pose des difficultés à l’entreprise au moment des recrutements. « Au sein du groupe, les salaires des cadres sont inférieurs de 30 % à ceux du marché pour s’approcher de la rémunération des collaborateurs non-cadres » explique Catherine Candella. Pourtant, Chèque Déjeuner connaît un très faible taux de turn-over. « Une fois dans la maison, nos collaborateurs se sentent à l’aise. C’est pour les faire rentrer que nous avons davantage de mal ». Pourtant, au sein de la « maison », on ne souhaite pas s’aligner sur les niveaux de rémunération des grands groupes. « Jacques Landriot, notre président, a rappelé récemment nos valeurs et notre attachement à ce modèle atypique : le président d’un groupe n’a pas besoin de toucher un salaire démentiel ! » Aussi, c’est vers d’autres sources de gratifications pour le personnel, au premier rang desquelles la formation, que se tourne l’entreprise afin de fidéliser ceux-ci. Une politique de formation permanente et de promotion interne, entamée il y a de cela quinze ans, qui avait alors débuté par le développement des techniques de vente des commerciaux, qui s’est étendue à l’ensemble du groupe. « Aujourd’hui, 100 % de nos collaborateurs suivent chaque année un cycle de formation » annonce Catherine Candella. Et les derniers chiffres publiés – ceux de 2011 – indiquent que le budget total de formation s’est élevé à 1,2 million d’euros pour les 2100 salariés du groupe. C’est donc un groupe « fier de représenter un modèle économique durable », selon les mots de son président, qui s’est vu certifier par un cabinet indépendant. Et qui affiche sans ambages l’ambition de servir d’exemple dans son secteur d’activité.

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