La CFDT propose de repenser le CIF

Par - Le 30 mai 2012.

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Reçue mardi 29 mai au matin par le Premier ministre [ 1 ]Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé et Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif assistaient également au rendez-vous, la délégation de la CFDT, menée par François Chérèque, lui a remis un document de 53 pages contenant les propositions du syndicat en vue de la conférence de méthode de dialogue social prévue pour le 5 juin 2012 devant aboutir à la conférence sociale de mi juillet.

Plus tôt il avait déclaré sur les ondes d’Europe 1 que les plans sociaux étaient la priorité de son syndicat, qu’il fallait « traiter tout de suite »(…) « travaillons sur le chômage partiel, la formation des chômeurs, les moyens de Pôle emploi » a-t-il appelé de ses voeux, expliquant qu’il fallait 5 000 emplois supplémentaires à l’opérateur pour « être efficace ».

Dans les propositions remises concernant les mesures pour l’emploi, et plus particulièrement le développement du chômage partiel, la CFDT prône le développement de la formation pendant cette période propose de construire des « kit « prêt à former » directement utilisables par les entreprises » des modules de formation conçus et organisés par les branches et les territoires « sur des compétences transférables de 70 heures maximum de façon à être utilisables par les entreprises sans délai. »

Concernant la formation professionnelle à proprement parler, le document constate que le système actuel est « perfectible » et demande une évaluation avant toute nouvelle réforme. Toutefois, elle propose

  • Pour la formation des demandeurs d’emploi :

    – de raccourcir les délais d’entrée en formation

    – de mobiliser l’Afpa au maximum

    – d’orienter les financements vers les actions de lutte contre l’illettrisme et l’acquisition des savoirs de base.
  • Pour la formation des salariés dans l’emploi :

    – de développer les dispositifs existants

    – de mettre en place un service public d’information et d’orientation tout au long de la vie en incitant les personnes à aller vers des métiers d’avenir et des métiers avec un potentiel d’évolution.

La centrale syndicale estime que dans un deuxième temps, il faut :

– «Anticiper les transitions vers les emplois de qualité» en s’appuyant sur les travaux des observatoires des métiers et à travers les Commissions paritaires nationales de l’emploi.

– «Faire de la formation un objet de dialogue social» dans l’entreprise avec concertation obligatoire sur les dispositifs issus des réformes de 2003 et 2009, et la stratégie de l’entreprise, pour définir les besoins en formation.

– «Aller vers un droit individuel à la formation tout au long de la vie :» droit différé pour les moins qualifiés reposant sur un « dispositif universel  » quel que soit son niveau de formation initiale. À cet effet, elle propose de « repenser » le CIF qui pourrait devenir le « principal élément constitutif d’une garantie individuelle d’employabilité »

Notes   [ + ]

1. Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé et Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif assistaient également au rendez-vous

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