les_stagiaires.jpg

Des cadres portuaires internationaux formés au Havre

Par - Le 12 septembre 2014.

Preuve de l’excellence de l’expertise portuaire française : l’Organisation maritime internationale (OMI) vient de confier la formation de vingt hauts cadres portuaires internationaux à deux institutions françaises. En effet, l’Institut portuaire d’enseignement et de recherche (IPER)[Créé en 1977 par les CCI du Havre et le Grand port maritime du Havre (GPMH), l’IPER est un organisme de formation professionnelle unique dans le monde francophone.[/footnote] de l’[EM Normandie, et le Grand port maritime du Havre (GPMH)[Le GPMH est partenaire des ports de Rouen et de Paris au sein d’[HAROPA, le cinquième ensemble portuaire nord-européen. Il génère chaque année un trafic maritime et fluvial de près de 120 millions de tonnes. Ses activités représentent environ 160 000 emplois.[/footnote] forment du 8 septembre au 10 octobre 2014 des cadres portuaires de vingt pays émergents (Algérie, Barbade, Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Dominique, Équateur, Gambie, Ghana, Guinée, Jamaïque, Kenya, Madagascar, Malawi, Micronésie, Mozambique, Togo et Tunisie) à l’exploitation et à la gestion des ports.

« Cette année, c’est la 28ème promotion que nous accueillons. Le choix de l’IPER répond à la volonté des organisateurs de cette formation de trouver un centre en France, francophone, dont la qualité des formations dispensées fait la renommée », a indiqué, mercredi 10 septembre au Quotidien de la formation, Hendrik Lohse, directeur de cet établissement qui « a formé plus de 8 000 professionnels du secteur portuaire originaires de plus 130 pays en management, gestion des opérations et des travaux portuaires ». Le principe de la composition des promotions est toujours le même : un groupe de dix personnes francophones et un autre de stagiaires anglophones. Chacun d’une nationalité différente. D’horizons et de métiers variés (chargés d’études, ingénieurs, juristes, directeurs des travaux et de maintenance, directeurs adjoint, etc.), ces stagiaires issus des top managements des ports dans les pays émergents souhaitent «développer de nouvelles compétences en vue de les valoriser dans leurs ports et, pour certains, d’évoluer en interne », a précisé le directeur de l’IPER. Stéphane Dubois, responsable Pôle “Consulting et Formation à l’international” au GPMH. Il voit en cette formation une opportunité pour les stagiaires « d’avoir une vision plus globale de la gestion portuaire, ainsi qu’une compréhension à la fois plus fine et plus large de leur métier ».

Ainsi, pendant cinq semaines, les participants bénéficieront d’une formation anglophone et francophone de haut niveau en gestion portuaire dispensée par des professeurs de l’IPER et de l’EM Normandie ainsi que par des professionnels du GPMH Havre et des experts de la Communauté portuaire havraise. Des enseignements complémentaires en finance, économie ou encore ressources humaines sont inclus « afin de leur offrir une vision élargie du domaine ». La formation comporte des visites techniques au Grand Port Maritime de Rouen ainsi qu’à l’usine de palplanches [Planche utilis »e pour fortifier les galeries de mines, NDLR[/footnote] d’ArcelorMittal, au Luxembourg. Hendrik Lohse a rappelé la forte implication des entreprises ([SOGET, La Générale de manutention portuaire -GMP-, Terminaux de Normandie…), les syndicats professionnels (Union Maritime et Portuaire -UMEP-) et les administrations (Douanes et Affaires maritimes) dans « ce programme qui a déjà formé plus de 500 experts établis dans une centaine de pays et qui constitue une vitrine à l’international du savoir-faire français, notamment havrais, en matière de gestion portuaire ».

La formation bénéficie d’un financement public-privé international. « Certes, globalement, c’est l’OMI qui la finance. Mais, cette formation n’aurait pas pu avoir lieu sans le soutien financier du gouvernement français, de l’Union maritime portuaire havraise et la société SOGET. Les employeurs des stagiaires ont également participé au financement en prenant en charge les frais de déplacement de ces derniers », a précisé Hendrik Lohse.

Centre Inffo vous conseille également

Découvrez nos newsletters