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Les Carif-Oref entendent rester un réseau de proximité au sein de régions plus grandes

Par - Le 04 juillet 2015.

Nous devons aux Carif-Oref notre capacité à intégrer la réalité du territoire sur les questions d’emploi et de formation. De ce point de vue, l’avenir nous impose d’être brillants sur l’efficacité de l’action publique et de faire en sorte que la cohésion nationale ait un sens.” Yanic Soubien, président de l’Errefom (Carif-Oref), vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie, ouvrait en ces termes, le 2 juillet dernier, les Rencontres inter-régionales du réseau des Carif-Oref (RCO), organisées à Deauville.

La prochaine fusion des Conseils régionaux aura inévitablement un impact sur les Carif-Oref

Au regard de la nouvelle phase d’organisation territoriale (fusion des Régions Haute-Normandie et Basse-Normandie), Jean-François Dutertre, directeur régional de la Direccte de Basse-Normandie, a invité les Carif-Oref à “trouver leur place et à développer leur coopération”.

En effet, leurs missions d’observation, d’animation et d’information, méritent “d’être soutenues d’autant plus qu’elles ne peuvent s’exercer que sur le plan territorial, aujourd’hui fondamental, a considéré Laurent Beauvais, président du Conseil régional de Basse-Normandie, précisant que dans le champ de la politique de formation, il fallait veiller à conserver deux aspects du territoire que sont l’efficacité et la proximité.

Son homologue, Nicolas Mayer-Rossignol, président du Conseil régional de Haute-Normandie, a pour sa part pointé qu’il ne pouvait y avoir de développement économique sans politique de financement de l’orientation et de la formation. Et, a-t-il poursuivi, “du côté de la puissance publique (État, Régions, intercommunalités…), il est nécessaire de renforcer le dialogue de proximité avec les partenaires sociaux, les associations et les acteurs territoriaux, tout en travaillant à une forme de simplification pour faciliter les démarches d’orientation et de formation, ce dernier point relevant de la mission des Carif-Oref”.

D’autant plus que, dans une région plus vaste, “l’essentiel est de travailler de manière coordonnée et nous pouvons compter sur ces structures qui font que nos Régions progressent sur le front de l’emploi, de l’orientation et de la formation”.

Travaux préparatoires

De son côté, Charles Fournier, président de l’association RCO (Réseau des Carif-Oref), conseiller régional du Centre, a souligné que le choix d’organiser les rencontres en Normandie se rapportait au choix d’un territoire qui est confronté à la réforme territoriale.

Sur ce plan, a-t-il indiqué, “nombre de nos structures vont avoir à gérer, dans des temps parfois différents, cette mutation avec ses enjeux et priorités qui varieront. Il faut aussi penser aux territoires qui n’auront pas à effectuer cette mutation, car ils auront à réfléchir à d’autres enjeux”.

Interrogé à ce sujet, Charles Fournier a précisé qu’un travail préparatoire a été effectué par le Réseau par rapport à ce que la fusion de certaines régions peut entraîner. “Les deux Carif de Normandie ont anticipé ce changement et ils se sont projetés sur des questions techniques, à savoir comment adapter leurs outils respectifs à de nouveaux besoins engendrés par la loi du 5 mars 2014 (alimenter le système d’information du compte personnel de formation (CPF), concevoir l’outillage du conseil en évolution professionnel (CEP)…), par exemple. Nous devons être force de propositions de manière à ne pas perdre notre proximité dans les bassins d’emploi. Ce changement ne doit pas nous faire perdre la dynamique emploi-formation”.

“Apporter la preuve de notre efficacité et de notre efficience”

Concernant une éventuelle réduction des moyens, il a considéré que la question serait alors de savoir ce qui peut être mutualisé nationalement “pour compenser cela et garder un même niveau de services”.

Et puis, il nous appartient d’apporter à d’autres financeurs et partenaires, notamment aux partenaires sociaux, la preuve de notre efficacité et de notre efficience. Nous sommes en plein dans une phase de réflexion tout en étant dans l’attente de réponses de nos gouvernances (État-Régions)”.

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