Jean-Patrick Gille, président de l’Union nationale des Missions locales

Les Missions locales demandent une conférence sociale sur le futur service public de l’emploi

Par - Le 21 juillet 2015.

L’Union nationale des Missions locales (UNML), réunie récemment en Assemblée générale à Vaulx-en-Velin (Rhône), a adopté à la “quasi-unanimité” quatre résolutions portant notamment sur la structuration régionale du réseau, et la demande de l’organisation d’une conférence sociale sur la territorialisation du service public de l’emploi (SPE).

Organiser les échanges d’information

Ainsi selon la résolution n° 2, “la structuration régionale et l’organisation politique du réseau des Missions locales doit évoluer au regard de l’évolution des politiques publiques nationales, des nouvelles responsabilités des collectivités territoriales et des nouveaux contours des treize régions”.

À ce titre, l’UNML considère que “le positionnement politique des associations régionales doit être renforcé dans le cadre d’un projet politique régional, visant à développer et à valoriser la plus-value de l’action des Missions locales sur les territoires”. Ce positionnement a pour objectif de “soutenir les structures et (…) organiser les échanges d’informations vers l’UNML” notamment, “pour enrichir sa réflexion dans le lobbying qu’elle mène pour le réseau et les jeunes au plan national”.

“Le risque de créer deux services publics de l’emploi parallèles, voire concurrents”

Par ailleurs, l’UNML demande, dans sa résolution n° 4, que “l’État organise une conférence sociale pour définir les objectifs et la cohérence de l’organisation du futur service public de l’emploi (SPE), à la fois national et régional”.

En effet, la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) prévoit que l’État puisse déléguer aux Régions sa mission de coordination des intervenants en matière d’accompagnement vers l’emploi, au nom et pour le compte de l’État qui pourrait décider de reprendre cette délégation.

Or, relève l’UNML, “le risque est très fort de créer deux services publics de l’emploi parallèles voire concurrents : Pôle emploi restant de la responsabilité de l’État, les Missions locales, les Maisons de l’emploi (MDE) et les Plans locaux pluriannuels pour l’insertion et l’emploi (PLIE), étant coordonnées par les Régions”. Pour éviter “un éclatement des compétences et les risques d’un SPE, national et régional, à deux vitesses”, l’UNML propose donc une réflexion nationale avec toutes les parties prenantes sur la portée de cette délégation.

Réfléchir aux enjeux d’une politique de formation de la branche

En outre, la résolution n° 1 vise à mandater le conseil d’administration pour “poursuivre dans le cadre de la CPNEF [ 1 ]Commission paritaire nationale emploi formation. et de la CPNN [ 2 ]Commission paritaire nationale de la négociation., une réflexion avec les organisations syndicales sur les enjeux d’une politique de formation de la branche”.

Cette réflexion devrait intégrer “l’évolution des métiers du réseau et l’apparition de nouveaux emplois repères, la création de diplômes correspondant à ces évolutions” et, enfin, “la reconnaissance des diplômes avec l’adaptation de la CCN [ 3 ]Convention collective nationale des Missions locales et PAIO. et l’évolution de la classification professionnelle”.

Pour plus d’informations, consulter le site de l’UNML.

Notes   [ + ]

1. Commission paritaire nationale emploi formation.
2. Commission paritaire nationale de la négociation.
3. Convention collective nationale des Missions locales et PAIO.

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