Boyer

Par - Le 01 novembre 2006.

Michel Boyer (51 ans) est depuis le 26 octobre président du conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre-mer (ANT). Il succède, pour un mandat de cinq ans, à Jean-Marc Nativel, qui a fait valoir ses droits à la retraite et dont la “mandature a été une réussite”.

Le nouveau président entend inscrire son mandant dans la “continuité de service public” de l’ANT qui, placée sous la tutelle des ministères chargés de l’Outre-mer et du Budget, est une “société d’État chargée, dans un cadre conventionnel, de mettre en œuvre les politiques de l’État et des collectivités d’outre-mer en matière de formation professionnelle continue nécessitant une mobilité”. Michel Boyer souhaite notamment poursuivre les efforts menés par l’Agence dans l’accompagnement à la mobilité professionnelle de quelque 8 500 résidents d’outre-mer par an, dont près de 6 500 à travers une formation. Environ 40 % de ces accompagnements débouchent sur un emploi. “Notre ambition est de continuer à améliorer la performance de l’Agence.” Michel Boyer souhaite également “travailler davantage la chaîne des étapes d’accompagnement des jeunes en mobilité ou susceptibles de l’être, depuis l’accueil jusqu’à l’insertion dans le marché de l’emploi, en passant par la préparation du projet, la préparation du voyage en métropole ou ailleurs”. Cette ambition nécessite, selon le nouveau président, “que nous donnions à l’ensemble des quelque 160 130 salariés de l’ANT1 les outils d’amélioration de leur activité”. C’est dans ce cadre, par exemple, que l’Agence procède à la reconstruction de son site internet “afin de permettre, d’une part, aux usagers d’accéder aux informations et de se préparer [à l’accompagnement] sans avoir à se déplacer et, d’autre part, aux salariés d’accompagner plus efficacement les personnes dans le besoin”. Michel Boyer souhaite travailler davantage avec ses partenaires (services déconcentrés de l’État, collectivités territoriales, organismes de formation, Missions locales, financeurs, etc.) pour “rapprocher plus efficacement l’offre d’emploi de la demande et réduire le taux de chômage dans l’outre-mer”. C’est dans ce cadre qu’une “mission de coordination” a été mise en place en octobre à la Réunion.

Docteur en sciences de gestion et professeur des Universités, Michel Boyer a une très longue expérience de la mobilité, dont il a été “bénéficiaire” en quittant en 1974 la Réunion pour poursuivre ses études en métropole. Il est un des acteurs clés de la mobilité au sein de l’Université de la Réunion, qui a permis notamment le départ de jeunes Réunionnais vers le Québec2. Il a été également acteur de l’émergence de l’“Université de l’océan Indien” regroupant des organismes malgaches, mauriciens, seychellois, comoriens et réunionnais pour une “mobilité spécifique”. Membre du Comité conseil scientifique de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), Michel Boyer est souvent sollicité dans le cadre de dispositifs d’enseignement et de formation impliquant des mobilités pour les jeunes.

Knock Billy

1. L’Agence dispose de cinq délégations outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Mayotte) et de onze délégations, à caractère interrégional, en métropole (Bordeaux, Colmar, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Nantes, Orléans, Paris, Rouen, Toulouse). Elle a également des correspondants en Nouvelle-Calédonie, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Wallis-et-Futuna.

2. Voir Inffo Flash n° 670, p. 13.

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