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Muriel Pénicaud succède à Myriam El Khomri à la tête du ministère du Travail

Muriel Pénicaud a pris ses fonctions de ministre du Travail mercredi 17 mai, quelques heures après sa nomination. La passation de pouvoir avec Myriam El Khomri s’est déroulée sur le perron de l’hôtel du Châtelet en fin d’après-midi. «~C’est un ministère que je connais bien. De l’intérieur comme de l’extérieur~», a annoncé celle qui, de 1991 à 1993, fut la conseillère de Martine Aubry en charge des questions de formation professionnelle.

Par - Le 18 mai 2017.

Côté méthode, la nouvelle ministre a signifié son attachement au dialogue avec les organisations syndicales et patronales : « La transformation du pays a besoin de dialogue. Mais pas uniquement social. Ce dialogue doit être économique et social », a indiqué Muriel Pénicaud qui aura à cœur d’être « à l’écoute des partenaires sociaux pour mener à bien nos réformes : celles déjà engagées et celles à venir ». Parmi celles-ci, on note la poursuite de la réforme du droit de Travail entamée par Myriam El Khomri, que la feuille de route de la nouvelle ministre prévoit d’approfondir.

Myriam El Khomri a donc cédé la place qu’elle occupait depuis vingt mois. « Je quitte ce ministère avec quelques motifs de fierté » , a annoncé celle qui avait succédé à François Rebsamen en septembre 2015 : « fierté d’avoir contribué à lancer un plan de formation sans précédent pour 500 000 demandeurs d’emploi ; fierté d’avoir étendu la Garantie jeunes à l’ensemble du territoire ; fierté d’avoir contribué à mettre en place une nouvelle protection sociale autour du compte personnel d’activité, qui permettra à chacun de mieux maîtriser son parcours professionnel ».

Myriam El Khomri a observé que la victoire d’Emmanuel Macron était celle du « seul candidat qui ne souhaitait pas abolir la loi Travail, mais au contraire, l’approfondir ».

Le parcours de la nouvelle ministre

Âgée de 62 ans, la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est diplômée d’histoire, de sciences de l’éducation et de psychologie, dirigeante de société. Elle n’est pas étrangère à la formation professionnelle et à l’insertion.

Tôt dans son parcours, elle a dirigé la Mission locale de Metz (1976-85), puis a exercé comme déléguée régionale avant d’occuper les fonctions d’adjointe au délégué national au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-91). Surtout, elle a été conseillère auprès de Martine Aubry, alors ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entre 1991 et 1993. Muriel Pénicaud avait en charge l’insertion, la formation, l’apprentissage et les relations avec les organismes. Lors de cette période, elle a traité les questions relatives à la législation et au marché de la formation professionnelle.

De son parcours professionnel dans le privé, elle a acquis l’expérience des ressources humaines. Chez Danone où elle a été directeur de groupe (formation, développement des dirigeants, organisation, politique ressources humaines et développement durable) entre 1993 et 2002 puis, après quatre ans passés chez Dassault systèmes en tant que directeur général adjoint en charge de l’organisation, des ressources humaines et du développement durable (2002-2008), de nouveau chez Danone comme DRH et présidente de l’innovation sociétale ( 2008-2014).

Depuis, elle a co-fondé et est vice-présidente de TV DMA, première web TV du management et droit des entreprises, un service public académique fondé en 2010 par des universitaires et des professionnels.

Celle qui présida le conseil d’administration de l’Institut national du travail, de l’emploi, et de la formation professionnelle (Intefp) entre 2006 et 2009 a été et est encore administratrice de plusieurs organisations, dont Orange (2011-2014), AgroParisTech (2013-14), la SNCF (2013-2017), Aéroport de Paris (depuis 2014) et l’établissement public de Saclay (depuis 2015).

Avant sa nomination, Muriel Pénicaud exerçait la fonction de directrice générale de Business France, et ce, depuis 2014. Elle était également membre de la commission du débat national pour l’avenir de l’école. Ainsi que du Haut-conseil du dialogue social.

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