Blanc

Par - Le 17 mars 2008.

Pierre Blanc, 55 ans, diplômé en ergonomie et titulaire d’un DEA de l’IEP de Paris en gestion des transformations sociales, vient d’être nommé directeur général de l’Agefiph (Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) en remplacement de Claudie Buisson, auprès de laquelle il exerçait les fonctions de directeur général adjoint depuis janvier 2006.

C’est le 7 février dernier que le conseil d’administration a choisi cet homme de l’art, issu du secteur économique et social, et qui connaît bien l’Agefiph qu’il a intégrée en juin 1990. Après avoir exercé différentes fonctions, notamment directeur de l’action territoriale, où il a œuvré à la mise en place et au management du réseau des 18 premières délégations régionales, il est également à l’origine de la Direction des services aux entreprises, pôle en lien direct avec les entreprises, afin de les conseiller et les accompagner dans leur politique d’emploi. Des réalisations qui ne sont pas sans lien avec les objectifs 2008, qui viseront notamment à développer trois nouveaux services. Premièrement, l’appui au développement de projet, en liaison avec les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), en faveur des populations handicapées éloignées de l’emploi ; deuxièmement, la réalisation de “diagnostics individuels et d’accompagnement pour les 27 000 entreprises à quota zéro” ; et, troisièmement, le développement en situation de travail de “diagnostics assortis de préconisations destinées à permettre aux salariés handicapés d’avoir des carrières complètes alors que, rappelle Pierre Blanc, leur taux d’emploi s’effondre à partir de 50 ans”.
Évoquant les freins subsistant après la loi handicap de 2005 qu’il estime “largement suffisante en termes de contraintes supplémentaires pour les entreprises et de ressources pour l’Agefiph”, Pierre Blanc cite le niveau de formation des demandeurs d’emploi handicapés, à 80 % de niveau V et infra, contre 50 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi, ainsi que le “regard porté par les employeurs et collectifs de travail”.

“Pour réussir en tant que généraliste intervenant sur un segment de population exposé à l’exclusion, conclut-il, nous avons avant tout besoin d’une très bonne qualité de partenariat avec l’ensemble des acteurs qui agissent pour le compte de l’Agefiph ou de l’État dans le cadre de la convention triennale 2008-2010”, signée le 20 février dernier. Sans oublier, “dans le contexte actuel d’incertitude qui prévaut en matière de service public de l’emploi, de veiller à conserver l’indépendance, l’autonomie et la singularité de l’Agefiph”.

Nicolas Deguerry

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