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Présidentielle : les consultants-formateurs indépendants interpellent les candidats

En période électorale, chacun interpelle les candidats. Les formateurs-consultants indépendants n’échappent pas à la règle puisque l’un de leurs syndicats professionnels, le Sycfi, vient d’adresser une lettre ouverte aux onze compétiteurs en lice pour l’Élysée.

Rédigé par . Publié le 04 avril 2017. Mis à jour le 12 mars 2019.

« Dans le contexte de transformation économique, technologique et sociétale que connaît notre pays, les professions d’accompagnement de ces mutations ont un rôle incontournable : entre autres, créer des dynamiques et synergies d’enrichissement individuel et collectif des compétences, soutenir le développement créatif entrepreneurial et organisationnel tous secteurs confondus, public et privé », écrit le Sycfi dans son adresse aux candidats.

Mais, plutôt qu’une liste de desiderata, les formateurs indépendants ont choisi d’identifier trois thématiques auxquelles ils entendent accorder une attention toute particulière : le soutien et la régulation des métiers de l’accompagnement (dont celui de formateur-consultant), les évolutions de la fiscalité des indépendants et les propositions en matière de protection sociale pour les free-lance.

Besoin de régulation et de reconnaissance

Sur ces derniers points, toutefois, le Sycfi n’entend pas déclarer la guerre au régime social des indépendants (RSI) ni réclamer sa suppression comme certains candidats ont déjà promis de le faire (Benoît Hamon, Emmanuel Macron). « Nous n’avons pas de revendication concernant le RSI », affirme Philippe Cusson, le président du syndicat, joint par Le Quotidien de la formation, « Ce que nous demandons, c’est que notre groupe professionnel puisse se pérenniser. Et pour cela, nous avons besoin que la protection sociale des professionnels que nous représentons soit garantie. »

Qu’importe, donc, que cette protection sociale passe par le RSI (auquel sont rattachés les formateurs free-lance exerçant sous forme libérale ou en tant que dirigeants de SARL) ou par les caisses de protection sociale des salariés accessibles aux consultants en portage salarial ou disposant du statut de dirigeants-salariés de sociétés anonymes par actions simplifiées (SAS). « Ce dont nous avons besoin, c’est de régulation et de reconnaissance », ajoute Philippe Cusson. Un premier pas en la matière a d’ailleurs été accompli en juin 2016 avec la reconnaissance du label professionnel RP-CFI des formateurs indépendants par le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop).

S’il s’interdit de donner toute consigne de vote à ses adhérents, le Sycfi fera tout de même partie des membres du « Collectif des présidents d’association pour l’amélioration de la formation professionnelle » (un groupe informel fondé en 2013 pour porter la voix de la société civile lors des débats sur la réforme de la formation professionnelle qui auditionneront les candidats lors d’un « grand oral » organisé le 19 avril prochain.) « Nous aimerions connaître leurs programmes sur la question », souligne Philippe Cusson, « suite à quoi, nous informerons nos réseaux respectifs des annonces des uns et des autres pour permettre à nos adhérents de faire leur choix en toute connaissance de cause. »

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