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Répondre au « besoin de structurer le récit de la formation professionnelle » (Carine Chevrier, DGEFP)

Le 21 novembre au Sénat, le colloque organisé à l’occasion des 40 ans de Centre Inffo a montré l’intérêt d’un centre de ressources, d’expertise sur la formation professionnelle, d’une espace d’animation et de débats.

Par - Le 23 novembre 2016.

Depuis quarante ans, Centre Inffo « décrypte l’actualité, développe une expertise juridique et documentaire unique, que nous utilisons tous au quotidien, avec une dimension d’ingénierie et de conseil dans les champs de l’orientation et de la formation », a souligné la déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle, Carine Chevrier, en clôture du colloque. Au total, a-t-elle ajouté, cet anniversaire illustre bien le rôle de Centre Inffo comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, des partenaires sociaux, des Régions, des acteurs de la formation professionnelle publics et privés.

Quatre axes de travail pour les années à venir

Mais cette célébration ne se limitait pas à un regard sur le passé, elle constituait une invitation à la prospective, sur le devenir du système d’orientation et de formation professionnelle. La déléguée a listé quatre « enjeux » qui constituent autant d’axes de travail pour les années à venir.

D’abord, le quadripartisme, qui est déjà une réalité au travers des travaux du Cnefop et des Crefop. Un domaine dans lequel « Centre Inffo a été précurseur : il a voulu dès l’origine associer l’ensemble des régulateurs ». Les quatre acteurs (État, Régions, employeurs, syndicats de salariés) « travaillent à l’évolution des pratiques, des textes, pour une meilleure fluidité de notre système de formation », en lien, notamment, avec le développement économique.

Deuxième enjeu, la transition numérique. Avec des impacts à plusieurs niveaux, sur les outils, les supports de formation, les contenus, les bases de données, les systèmes d’information sur la formation. « Cela va très vite », a rappelé Carine Chevrier. Le contenu de nos formations évolue, les compétences aussi. La réponse, « elle est commune, nous avons besoin d’une vision de l’architecture de la formation ». Et de remarquer qu’il existe un « grand besoin de structurer le récit de la formation professionnelle ».

Le troisième enjeu est lié à l’offre. 86 000 organismes de formation sont recensés, avec 70 000 actifs, pour un marché qui reste fortement atomisé. Carine Chevrier a pointé cet objectif transverse qui est la qualité de la formation : « Veiller à ce que tout financeur puisse contrôler la qualité de la formation. » Elle s’est félicitée de la « grande convergence des acteurs » pour être au rendez-vous de l’application du décret qualité, au 1er janvier 2017. Il s’agit aussi d’accroître la visibilité de la certification.

Enfin, l’individualisation des droits à la formation au bénéfice des actifs, avec, au 1er janvier 2018, les indépendants, et l’ouverture vers les agents des trois fonctions publiques qui fait l’objet d’une concertation. Pour la DGEFP, il n’est « pas d’exercice de droits à la formation sans accompagnement. Sinon, on finit par ne toucher que les “insiders”, que les mieux informés. Il faut donc continuer à donner corps à l’accompagnement professionnel ».

Les missions de Centre Inffo demeurent, ainsi, pleinement d’actualité, s’exerçant dans une gouvernance quadripartite pertinente et associant une multitude d’acteurs, ceux de l’innovation en matière de formation. Carine Chevrier a formulé le vœu que la clôture de cet événement soit « non une fin mais un nouveau début », vers de nouvelles étapes, de nouveaux travaux pour améliorer l’orientation et la formation professionnelles, « avec l’animation et l’expertise toujours appréciés de Centre Inffo ».

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