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Un décret du 3 novembre institue un haut-commissariat à la transformation des compétences

Évoquée au moment du lancement du Plan d’investissement compétences (Pic) le 25 octobre dernier, l’installation d’un haut-commissaire chargé de gérer le déroulement du programme a été officialisée par le décret du 3 novembre 2017.

Par - Le 08 novembre 2017.

Rattaché au ministère du Travail, le haut-commissaire « apporte son concours à la définition et à la mise en œuvre des politiques conduites en vue de la transformation des compétences ». Sa nomination, sur proposition de la ministre chargée du Travail, devrait intervenir par décret dans les jours qui viennent.

Assurer le déploiement du Pic

Le chantier de 15 milliards d’euros du Pic étalé sur 5 ans et dédié au développement des compétences se donne pour objectif de former entre 2018 et 2022 un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes sans aucun diplôme, nécessite de mettre en relation de nombreux acteurs du système de formation professionnelle et d’apprentissage. À l’annonce de ce programme, le gouvernement avait évoqué la possible désignation d’un haut-commissaire afin de piloter sa mise en œuvre.

Le décret paru au Journal officiel du 4 novembre 2017 l’entérine et précise ses missions. Il s’agit « d’assurer la conception et le déploiement du plan d’investissement relatif aux compétences » en s’attachant à développer, par le recours aux outils numériques notamment, « la transparence, la qualité et le caractère innovant de l’offre de formation » ainsi que son adéquation avec les besoins en compétences des entreprises.

Une application numérique du CPF

La seconde mission du haut-commissaire à la transformation des compétences consiste à « veiller à la mise en place d’une application numérique du compte personnel de formation (CPF) ». Dans le souci de faciliter l’accès à tous du CPF, cette digitalisation devra permettre aux salariés et aux demandeurs d’emploi « de consulter les heures figurant sur leur compte, les informations personnalisées et détaillées sur les offres d’emploi, les formations disponibles localement, l’inscription et le financement de la formation ».

Pour réaliser ces missions, le haut-commissaire pourra mobiliser « les services des ministères du Travail et de l’Éducation nationale ainsi que ceux de l’Inspection générale des affaires sociales et des services déconcentrés de l’État ». Si on ne connaît pas encore la personnalité qui sera en charge de la mise en œuvre du Pic, son profil devrait combiner à la fois une bonne connaissance du numérique et de l’univers de la formation.

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