La nécessité d’une “information en temps réel”

Par - Le 01 octobre 2013.

“La sécurisation des parcours professionnels est au
coeur des enjeux de chaque Région. Elle a été le pivot
dans l’élaboration de notre contrat de plan régional
de développement des formations professionnelles
voici un an”, a rappelé Andrée Gaffory, directrice
de la formation au sein de la Collectivité territoriale
de Corse (CTC). Elle intervenait dans le
cadre de la table ronde “Construction et sécurisation
des parcours professionnels”.
“La sécurisation des parcours, a-t-elle poursuivi,
est une problématique que nous rencontrons dans la
mise en place des dispositifs de formation. En effet,
nous sommes confrontés à une concentration des organismes
de formation à Ajaccio et Bastia, à laquelle
s’ajoute un faible taux de lieux d’hébergement. Ce
qui est susceptible de menacer l’efficience de ces dispositifs.
L’enjeu est donc d’apporter des réponses sur
le territoire pour éviter l’exclusion des publics et favoriser
un accès équitable à la formation.” La CTC
a lancé un diagnostic territorial en deux parties :
un état des lieux de chaque territoire, et l’audition
des partenaires sociaux sur la relation emploi-formation.
Le Gip Corse Compétences “ira à la rencontre
des territoires pour échanger sur les besoins
précis de formations et d’emploi des entreprises”.
Objectif : “Diffuser une information en continue
et construire une carte des formations adaptée à la
typologie des entreprises et des publics.”

“Simplifier la vie de l’entreprise”

Dans ce contexte, Pierre Peladan, directeur régional
de Pôle emploi Corse, a considéré qu’“il faut
simplifier la vie de l’entreprise concernant ses besoins
en compétences. Il s’agit de se demander quelle est la
formation à réaliser pour satisfaire ses besoins tout en
lui évitant de se préoccuper du coût de la formation,
de sa rémunération, de l’hébergement des stagiaires…
En outre, pour améliorer la sécurisation des parcours,
nous devons simplifier également le travail du
conseiller Pôle emploi. La mission du Carif-Oref est
importante, dans la mesure où il met à disposition de
ce dernier les informations nécessaires. Une formation
réalisée par un demandeur d’emploi Corse doit représenter
pour lui un coût zéro, car dans le cas contraire,
cela constitue un frein à l’entrée en formation”. Pierre
Peladan a aussi préconisé l’utilisation d’“une base
unique alimentée en temps réel, qui intègre à la fois
des données sur les places de formation (occupées ou en
cours, les places disponibles), des données sur les entrées
en formation des demandeurs d’emploi… de manière
à répondre aux besoins du demandeur d’emploi”.
Une base unique alimentée en temps réel qui est
précisément l’enjeu du projet Dokelio, porté par
Centre Inffo en lien avec les Carif-Oref.

Évolution des pratiques

Confronté au public des jeunes, l’Onisep s’interroge
sur le service à rendre en ligne. “Il y a une
évolution des pratiques de l’accès à l’information,
dont il faut tenir compte, a prévenu Philippe
Daubignard, directeur de projets à l’Onisep. Les
attentes des jeunes sont des exigences de personnalisation,
de réponses documentées (qu’est-ce qu’un
bac pro, quelle est la situation de l’emploi correspondant
à ce diplôme, comment se déplacer pour entrer
dans cette formation, etc.). Nous avons donc intégré
l’application mobile et le tchat, qui représente 75 %
du volume des appels. L’information doit être mise à
jour rapidement et être fiable. Avec l’avènement des
réseaux sociaux, sur lesquels on trouve des commentaires
ou recommandations sur telle ou telle formation,
les sites internet sont vite dépassés. Sur la question
des données, nous avons peut-être fait preuve
de boulimie en voulant mettre à disposition toute
l’information. Les évolutions technologiques doivent
répondre aux besoins circonstanciés”, a-t-il conclu.

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