Les CFA expérimentent les médiateurs d’apprentissage

Par - Le 01 septembre 2013.

Rapporteur de la loi pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels [ 1 ]Loi du 30 juillet 2011., Gérard Cherpion sera rapporteur du budget apprentissage cet automne, dans le cadre de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2014.

Le député UMP des Vosges avait déjà exercé cette fonction l’an passé. L’occasion pour lui de lancer un dispositif expérimental destiné à prévenir les risques de rupture des contrats d’apprentissage. Le Parlement a voté à cet effet une aide de deux millions d’euros dans le budget 2013. Elle
sera versée par l’État aux Régions. Lesquelles ventileront l’enveloppe en direction des CFA. Ce dispositif a été instauré pour l’année 2013. “J’espère qu’il sera reconduit en 2014”, explique le parlementaire.

Gérard Cherpion s’est inspiré des Apprentis d’Auteuil, qui l’ont convaincu de proposer cette solution a priori innovante aux CFA. “Les résultats sont encourageants, semble-t-il. J’ai pu le constater moi-même. Dans un centre de formation en Alsace, par exemple, où vingt jeunes étaient inscrits en CAP. Ils étaient individuellement accompagnés par un médiateur en apprentissage. Le coût s’élève à 700 ou 800 euros par jeune, mais le retour sur investissement est considérable”, assure le député.

Élu dans une circonscription de l’Est, Gérard Cherpion ne tarit pas d’éloges sur le modèle allemand d’alternance. “Je déjeunais récemment avec un ancien ministre du Bade-Wurtemberg, un Land où le taux de chômage des jeunes est de 3 % [ 2 ]Voir notre dossier paru dans L’Inffo n° 836.. Les Allemands ont valorisé la filière professionnelle à fond. De l’autre côté du Rhin, les chefs d’entreprise recrutent à des conditions fermes, sur des critères sévères. Ils demandent aux jeunes d’avoir des connaissances établies”, souligne le parlementaire. Des jeunes qui savent lire, compter… Surtout, “il y a une forme d’appétence pour les métiers dits manuels ou techniques. Dès la maternelle, les enfants du Bade-Wurtemberg sont sensibilisés à la technologie par des professionnels”. Diplômés à 95 %, ces apprentis sont embauchés à l’issue de leur formation. Autant dire que le taux de rupture des contrats d’apprentissage est proche de zéro. Un chiffre qui fait rêver à voix haute Gérard Cherpion.

Notes   [ + ]

1. Loi du 30 juillet 2011.
2. Voir notre dossier paru dans L’Inffo n° 836.

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