Prendre la mesure sur les territoires de“ce sur quoi légiférer”

Par - Le 01 octobre 2013.

“Le dialogue social est mis au centre des négociations
et des préoccupations. Encore faut-il que les partenaires
sociaux abandonnent leur logique centralisée,
même s’il y a eu des progrès au plan régional.”
Cette remarque de Monique Iborra, députée de
Haute-Garonne, et rapporteure du récent rapport
sur le service public de l’emploi et Pôle emploi,
a fait écho à l’intervention de Charles Fournier,
président de l’association du Réseau des Carif-
Oref, qui invitait ces structures à réfléchir sur la
présence des partenaires sociaux en leur sein, ne
serait-ce que pour renforcer le rôle des comités de
coordination régionaux de l’emploi et de la formation
professionnelle, notamment dans le cadre
de la deuxième loi de modernisation de l’action
publique territoriale une fois adoptée (examen
prévu début 2014 par le Parlement).

L’attente d’une “vraie” réforme

Au sujet de la formation, la députée a considéré
qu’“il y a eu beaucoup de réformes”. Aujourd’hui,
a-t-elle ajouté, “si cette nouvelle réforme devait
être une réformette, elle n’aurait pas d’objet.
Si c’est une vraie réforme, elle va secouer tout le
monde. Autrement dit, si la formation professionnelle
n’est pas ressentie comme une nécessité par
ceux qui doivent en bénéficier, nous n’avons pas
besoin de réforme”.
Pour Monique Iborra, l’objectif, à travers cette
réforme, est de “mettre en place de l’innovation
pédagogique pour les personnes peu qualifiées
qui ont de l’inappétence à se former”. En outre,
“l’élaboration de la loi devra se faire avec les partenaires sociaux, mais aussi avec l’ensemble des
acteurs qui y participent”. Avant même l’élaboration
de la loi, le Parlement, a-t-elle insisté,
“doit se déplacer dans les territoires pour prendre
la mesure de ce sur quoi il veut légiférer”. “C’est
le meilleur moyen pour que la loi soit appliquée”,
a-t-elle fait valoir.

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