Jeudi de l’Afref : comment l’offre de formation s’adapte au « tout certifiant »

Par - Le 21 novembre 2016.

Le 17 novembre, s’est tenu le Jeudi de l’Afref consacré à « l’adaptation de l’offre de formation ». Une trentaine de personnes était réunie pour ce rendez-vous mensuel de l’Association pour la réflexion et l’échange sur la formation (Afref). L’impact de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle a été au centre des débats. Les échanges entre Olivier Badoureaux, responsable du content marketing chez Demos, Jean-Michel Dupont membre du bureau de la formation professionnelle continue au ministère de l’Education nationale et Olivier Gauvin, directeur de l’offre de formation chez Opcalia ont permis de mettre en évidence les conséquences que ce texte a eu sur la pratique des différents acteurs de la formation professionnelle.

Comme l’a souligné Olivier Badoureaux, « le passage du DIF au CPF a été très rapide », désarçonnant nombre de responsables formation. L’exigence de formations certifiantes a été largement soulignée par les trois intervenants de la table ronde. Si les conséquences en matière d’offre de formation sont évidentes, elles s’expriment aussi sur les demandes. «Alors que les demandes de formation pour passer le Toeic ou le Bulats (test validant le niveau en anglais) étaient rares, elles explosent», remarque Olivier Gauvin.

Afin de conduire à une élévation du niveau de qualification, ces actions de formations qualifiantes doivent être accompagnées. La mobilisation de différents acteurs est nécessaire. Olivier Gauvin a ainsi pu souligner «le rôle primordial du conseiller en évolution professionnelle dans le parcours de formation, il doit aider à identifier le titre et la certification visés», ou des Maisons de l’emploi. La certification de blocs de compétences, permettant d’aboutir à l’obtention d’un titre, déjà permise, tend à se développer. « Il est important d’analyser la discontinuité des parcours de formation ; il est possible de valider un bloc de compétences par une formation, un autre comme demandeur d’emploi…», souligne Jean-Michel Dumont.

«Le réseau des Gréta construit des modules de formation qui correspondent à des blocs de compétences : 6000 modules sont ainsi prévus.» La non-limitation dans le temps d’une certification était indispensable pour permettre à chacun de progresser, à son rythme, vers un titre, et c’est maintenant chose faite.

Si la volonté de permettre d’augmenter le niveau de qualification est analysée positivement, le « tout certifiant » laisse en revanche sceptique ces acteurs de la formation. «Si 70% du savoir professionnel d’une personne sont appris via son travail et les échanges avec ses pairs, comment est valorisé l’autodidactie ?»

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