Renforcer la formation des maîtres d’apprentissage pour favoriser la mobilité internationale des apprentis

Par - Le 11 février 2015.

Une centaine d’acteurs de l’apprentissage sur les territoires se sont réunis le 4 et 5 février lors des Assises territoriales de la mobilité des apprentis, organisées par l’agence Erasmus + France Éducation Formation, afin de trouver des solutions de développement des projets au niveau local. Pour ce faire, une méthode : l’échange dans le cadre d’ateliers composés de petits groupes de travail pour aborder les problématiques rencontrées sur le terrain. Personnels de centres de formation des apprentis, de plateformes régionales et d’institutions territoriales ont planché pendant une après-midi pour faire émerger des pistes d’évolution dans le but de développer la mobilité à l’international de jeunes alternants.

Motiver les entreprises

Le premier levier d’action se situe, selon les participants, au niveau de l’entreprise. Comment encourager les employeurs à envoyer leurs apprentis à l’étranger ? Plusieurs groupes ont dégagé différentes sources de motivation que les rapporteurs ont exposées le jeudi lors du compte rendu des travaux. Favoriser une communication plus directe avec les entreprises, créer avec eux une proximité et une médiation plus forte ou encore renforcer la formation des maîtres d’apprentissage à la mobilité, quelques solutions qui pourraient inspirer les acteurs sur le terrain. Certains territoires désirent également s’engager plus fortement dans la valorisation de la mobilité par la création de labels certificatifs. « Ces labels doivent valoriser les entreprises qui laissent partir les apprentis pour se former dans d’autres entreprises en Europe, à l’instar du label Euroapprentissage de l’APCMA [ 1 ]Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat pour n’en citer qu’un », expose l’un des rapporteurs.

Fédérer les acteurs sur les territoires

Les différents groupes de travail ont également identifié le besoin de fédérer plus et mieux les acteurs de la mobilité au niveau des territoires. Cela passerait, selon eux, par une implication plus grande de tous les acteurs dans les centres de formation afin d’intégrer complètement la mobilité dans le parcours de chaque apprenti et de développer une véritable culture de l’international dans les CFA. Pour renforcer la coordination des acteurs régionaux, certains souhaitent voir émerger des comités régionaux de la mobilité (Coremob). Ces derniers commencent à prendre forme dans certains territoires tels que les Pays de la Loire. « Il serait peut-être opportun, à ce titre, d’envisager le lancement d’assises régionales de la mobilité des apprentis, sur le modèle de ces assises nationales. »

Un suivi des apprentis renforcé

Définir le rôle de chaque partie prenante se révèle également être un préalable essentiel au développement de la mobilité. Les participants ont soulevé l’importance d’alléger le travail administratif pour pouvoir se concentrer sur le suivi des apprentis. Suivi en amont, afin de préparer le départ du jeune au niveau pédagogique, linguistique et culturel. Et suivi en aval pour qu’il puisse dans un second temps valoriser sa mobilité tout au long de son parcours de formation.

Notes   [ + ]

1. Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat

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