Les secteurs en tension et les publics prioritaires mobilisés pour l’Euro 2016 de football

Par - Le 09 décembre 2015.

Faire en sorte que les entreprises et les organisateurs de l’Euro 2016 disposent des compétences
adaptées pour assurer le meilleur déroulement de l’événement et mobiliser pour l’emploi et l’insertion professionnelle tout au long de l’année qui le précède… Tel est l’objet de la convention signée mardi 8 décembre par dix-neuf signataires, dont trois ministères (Travail, Jeunesse et Sports et Intérieur), l’Association des Régions de France, le Conseil national et l’Union nationale des Missions locales (CNML, UNML), Chéops (réseau Cap emploi), Alliance Villes Emploi, Pôle emploi, les professionnels et les Opca de la sécurité privée, du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie, des transports et services, du travail temporaire (Proman) et la Fédération française du sport d’entreprise. « L’Euro 2016, c’est l’occasion d’une mobilisation des citoyens qui font bloc derrière leur équipe, et je le souhaite, une mobilisation très forte pour l’emploi », a déclaré Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social aux côtés de Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports, devant les signataires.

L’Euro 2016 de football, XVème championnat d’Europe des nations organisé par l’UEFA, se déroulera en juin et juillet 2016 dans dix villes hôtes. C’est le troisième événement sportif le plus médiatisé après les jeux Olympiques et la Coupe du monde de football. Selon l’UEFA, il requiert la mobilisation de 94 000 salariés et bénévoles.

La convention vise des publics prioritaires : les personnes éloignées de l’emploi, jeunes et jeunes chômeurs; les habitants des quartiers prioritaires (9 stades sur 10 où auront lieu les compétitions sont situés à moins de
100 mètres d’un quartier de la politique de la ville); les publics féminins (par le développement de la mixité hommes/femmes) et les personnes en situation de handicap. Les signataires s’engagent à rapprocher les offres d’emploi proposées et les publics visés et à mettre en place si nécessaire des dispositifs de formation pour accéder aux emplois proposés dans le cadre de l’Euro 2016.

« L’objectif de cette convention est de travailler ensemble pour rapprocher encore plus les problématiques du sport, de l’économie et de l’emploi », a déclaré la ministre, ajoutant qu’il y avait plusieurs occasions pour le faire, comme anticiper les besoins en qualifications et en emploi ; favoriser l’emploi des personnes les plus éloignées de l’emploi, des personnes en insertion, des personnes en situation de handicap ou encore promouvoir les métiers et secteurs en tension.

Au premier rang desquels les métiers de la sécurité dont l’utilité s’est révélée encore plus nécessaire suite aux récents attentats parisiens. Si l’Euro 2016 représente un moment particulièrement crucial pour les questions dont il s’occupe, Claude Tarlet, président de l’Union des entreprises de sécurité privée, signataire de la convention, a indiqué qu’au-delà de l’Euro 2016, le secteur de la sécurité privée aurait besoin de « 20 000 à 40 000 personnes sur le terrain, formées, capables d’intervenir de manière efficace, avec à la fois des repères déontologiques, des repères de compétences, des repères de transparence. Car la crédibilité de cette filière, et notamment la possibilité pour elle de participer à l’effort de sécurité nationale, passe par sa capacité à se mettre au niveau des enjeux ».

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