Myriam El Khomri salue le travail d’insertion du Clubhouse France en faveur des personnes vivant avec des troubles psychiques

Par - Le 02 septembre 2016.

« L’idée de l’association Clubhouse France, importée des États-Unis, est la volonté d’insérer socialement et professionnellement des personnes fragilisées par des troubles psychiques (troubles bipolaires, schizophréniques, dépression sévère…) et très souvent isolées », a indiqué Philippe Charrier, président de l’association Clubhouse France. Il accueillait, le 31 août, au sein des locaux du Clubhouse à Paris 19ème, Myriam El Khomri, ministre du Travail, et Clotilde Valter, secrétaire d’État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage. « Ce n’est pas un centre médico-social », a-t-il précisé. Les clubhouses (330 dans 33 pays) ont pour vocation de proposer des parcours d’accompagnement adaptés à chaque personne, parcours axés sur la reconstruction de l’estime de soi et l’acquisition de compétences « sans passer par les instances classiques ».

Le clubhouse est fondé sur l’autogestion et la notion de « membre tout au long de la vie ». Dans la grande salle du rez-de-chaussée, près du coin cuisine, figure un grand tableau dit d’activités de cogestion sur lequel apparaît un planning. Les membres (160 acteurs bénéficiaires aujourd’hui) s’engagent, sur le principe du volontariat, à accomplir une série de tâches. Ces dernières concernent la vie quotidienne, comme ranger le linge, et des activités professionnelles (effectuer de la comptabilité par exemple). « Il s’agit, par une contribution volontaire, de redonner confiance aux personnes, c’est-à-dire le goût du savoir-faire en impulsant une dynamique d’entreprendre qu’un membre isolé ne peut initier seul », explique Pierre Thomas, 33 ans, membre du clubhouse depuis janvier 2013, au Quotidien de la formation.

À l’étage, dans la pièce dédiée à « l’atelier emploi », Myriam El Khomri s’est interrogée sur les relations de l’association et les différents acteurs de l’insertion. « Cap emploi fait partie des experts de l’insertion avec lesquels nous sommes en lien », a souligné Jean-Philippe Cavroy, directeur du Clubhouse Paris. « Néanmoins, a-t-il ajouté, travailler avec Pôle emploi et les missions locales serait plus opportun ». En outre, l’association a noué des partenariats, notamment financiers, avec une soixantaine d’entreprises « dans l’esprit d’accompagner les membres vers l’emploi via des stages, des parrainages… ». Elle prend aussi contact avec les acteurs de l’insertion « pour mettre en place les emplois accompagnés » dans le cadre de la loi Travail. Myriam El Khomri a d’ailleurs insisté sur « l’inscription juridique de l’emploi accompagné ». « C’est une reconnaissance de tout le travail réalisé par les associations depuis 40 ans. Cela va permettre de stabiliser certains financements », a-t-elle fait valoir. Au sujet de la formation, elle a évoqué le « plan 500 000 formations supplémentaires » pour les chômeurs. « Nous avons travaillé avec l’Agefiph et les partenaires sociaux de manière à ce que beaucoup plus de demandeurs d’emploi handicapés bénéficient d’actions de formation. Cela signifie que ces formations ne correspondent pas forcément à vos attentes », a prévenu la ministre du Travail.

De son côté, Philippe Charrier a rappelé que l’association « doit aujourd’hui trouver son schéma financier et le bon équilibre entre fonds privés et publics pour les membres actuels et futurs dans la mesure où deux nouveaux clubhouses ouvriront à Lyon et Bordeaux d’ici 2018, soit un budget de 1,5 million d’euros pour 600 membres au total ».

Pour plus d’informations, consulter le site du Clubhouse France

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