Acteurs de l’UpM : instances décisionnelles

Par - Le 11 octobre 2011.

Lors du sommet des chefs d’Etat consacrant le lancement de l’UpM, différentes décisions furent prises afin de «faire fonctionner» la nouvelle union et notamment :

 l’organisation d’un sommet tous les 2 ans, préparé par une réunion annuelle des ministres des affaires étrangères,

 la mise en place d’une coprésidence pour 2 ans

 la création d’un secrétariat conjoint

 la création un comité permanent conjoint, basé à Bruxelles, pour préparer les réunions des hauts fonctionnaires.

Une coprésidenceL’UpM est fondée sur une coprésidence entre un dirigeant de la rive nord, désigné selon les mécanismes de représentation en vigueur au sein de l’UE, et un dirigeant de la rive sud, désigné par consensus dans les États concernés. Le président égyptien et le président français sont les deux premiers coprésidents.

Le Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée – (SUpM)

Lors d’une réunion à Marseille le 4 novembre 2008, les ministres d’Affaires étrangères ont décidé que le siège social du Secrétariat serait à Barcelone. Les règles de fonctionnement du Secrétariat ont été adoptées le 3 mars 2010 par les Hauts fonctionnaires des États membres de l’UpM. Un accord de «siège social» a été conclu avec le Gouvernement d’Espagne le 4 mai 2010, accordant au Secrétariat les privilèges et immunités d’une organisation internationale conformément à la loi espagnole.

Ce Secrétariat a entre autres pour mission de recueillir les initiatives de projets, notamment de la société civile, du secteur privé ou d’autorités nationales ou régionales, de les examiner et de les proposer aux organes politiques. Une fois les projets approuvés par le Sommet (chefs d’État ou de gouvernement), le Secrétariat doit en assurer le suivi en faisant connaître ces projets et en recherchant des partenaires de mise en œuvre.

La fonction de Secrétaire général est actuellement occupé par M. Youssef Amrani. Il est assisté par six secrétaires généraux adjoints dans les domaines suivants :

 Coordination des financements et développement commercial

 Affaires sociales et civiles

 Transport et développement urbain

 Enseignement supérieur et recherche

 Environnement et eau

 Énergie

Voir également :

http://www.ufmsecretariat.org/en

La commission européenne et la politique européenne de voisinage

Outre le fait que les 27 Etats membres de l’UE soient également membres de l’UpM, la Commission européenne porte toujours la politique européenne de voisinage (PEV). Développée depuis 2004, son objectif principale est d’éviter l’émergence de nouveaux sujets de division entre l’UE élargie et ses voisins, et de renforcer la prospérité, la stabilité et la sécurité de tous.

L’UE propose à ses voisins une relation privilégiée, basée sur un engagement mutuel en faveur de valeurs communes (démocratie et droits de l’homme, la règle de droit, la bonne gouvernance, les principes d’économie de marché et le développement durable). La PEV va au-delà des relations existantes pour offrir une relation politique et une intégration économique plus poussées. Le niveau d’ambition des relations dépendra de la manière dont ces valeurs sont partagées.

La politique européenne de voisinage s’applique aux voisins immédiats, terrestres ou maritimes, de l’Union – Algérie, Armenie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Egypte, Georgie, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Moldavie, Maroc, Territoire palestinien occupé, Syrie, Tunisie et Ukraine.

Voir également :

http://ec.europa.eu/world/enp/index_fr.htm

http://eeas.europa.eu/euromed/index_fr.htm

Inframed

La banque européenne d’investissement (BEI) contribue à la réalisation des objectifs de l’Union européenne en accordant des financements à long terme. Elle gère également le fonds InfraMed qui apporte sa contribution à l’Union pour la Méditerranée en proposant des apports de fonds propres à l’appui de projets d’infrastructure réalisés dans l’ensemble de la région.

Doté dans un premier temps de 385 millions d’euros, Inframed constitue un levier important pour le financement et la mise en œuvre de projets concrets dans la zone méditerranéenne, dans des secteurs relevant des priorités définies par la Déclaration de Paris telles que les infrastructures en matière de transports et l’énergie. Ce fonds permet de lever des capitaux privés pour financer des projets dans l’ensemble des 43 États membres de l’UpM.

Ce projet a été lancé conjointement par la Caisse des dépôts française (qui contribue à hauteur de 150 millions d’euros), la Cassa Depositi e Prestiti italienne (150 millions d’euros), la Caisse des dépôts et de gestion du Maroc (20 millions d’euros) et l’Egypte (EFG Hermes 15 millions d’euros), ainsi que la Banque Européeenne d’Investissement (qui apportera 50 millions d’euros).

Voir également :

http://www.eib.org/projects/pipeline/2009/20090618.htm?lang=fr

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