Dans l'imaginaire collectif, l'alternance rime avec évidence : un dispositif gagnant-gagnant, qui forme les jeunes tout en apportant de la valeur aux entreprises. Mais dans la réalité des petites et moyennes structures, le tableau apparait bien moins idyllique. « L'apprentissage est un dispositif pédagogiquement idéal, mais administrativement et humainement épuisant », pointe Alexis Echard, responsable R & D de la filiale française de l'entreprise britannique Smiths Detection (300 salariés) qui conçoit, fabrique et installe des scanners à rayons X (bagages, véhicules, conteneurs). Pour le manager néo-quadra, l'alternance demeure toutefois « nettement supérieure au stage », la durée longue permettant d'intégrer l'étudiant dans des projets complexes : développement d'outils, documentation technique, procédures d'installation.
Souffle nouveau
L'arrivée d'un jeune apporte également un souffle nouveau. « Ils ont 22 ans et débarquent avec une énergie et un regard frais qui font du bien aux équipes », vante-t-il. Sur le papier, tout concourt donc à recruter des apprentis. Mais la réalité opérationnelle rattrape vite les bonnes intentions. Sans service RH dédié, le manager devient malgré lui expert en OPCO, contrats d'apprentissage et calendriers pédagogiques. Alexis Echard évoque d'un « parcours du combattant », où l'entreprise doit jongler entre l'école, l'organisme financeur et l'administration. La rigidité contractuelle ajoute une pression supplémentaire : une fois la période d'essai passée, rompre un contrat devient presque aussi complexe qu'un CDI.
Discontinuité temporelle diffiicle à résorber
Autre bémol, le fonctionnement même de l'alternance crée une discontinuité temporelle difficile à absorber. « Nos apprentis passent 2 semaines dans l'entreprise, puis ils repartent deux semaines. Comment planifier un projet technique dans ces conditions ? », s'interroge Alexis. Former un alternant requiert du temps disponible, souvent dérobé à la production ou au développement de la structure. C'est le point le plus sensible évoqué par Alexis : le constat du manque de proactivité chez certains jeunes, notamment ceux qui sont candidats à l'alternance. « Je leur communique mon numéro et ils ne rappellent même pas. Ils attendent que tout tombe tout seul ».
Codes professionnels non maîtrisés
En outre, les codes professionnels sont parfois mal maîtrisés : demandes de congés incongrues, difficulté à s'impliquer dans le feed-back, incompréhension des enjeux de « délivrables ». Alexis Echard regrette également un manque d'implication des établissements d'enseignement auxquels il est confrontés. Les écoles envoient des CV, mais n'accompagnent ni les démarches, ni la compréhension des compétences réelles des candidats à l'alternance. Certains tuteurs académiques semblent déconnectés. « On a parfois l'impression de se retrouver en face d'un prof des années 50 », sourit-il, même si leur apport méthodologique demeure utile. Au final, le constat est amer : « Le besoin est là, le budget aussi. Mais parfois je renonce à faire appel à un apprenti, faute de temps pour gérer l'inertie administrative et le manque de préparation des candidats. ». Pour une PME, l'alternance devient un pari risqué : un investissement conséquent pour un retour incertain. Tant que les écoles, les organismes et les entreprises ne travailleront pas de manière plus fluide, de nombreux managers comme Alexis continueront à hésiter… voire à renoncer.
« L'intérim et nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et nous partageons le même public : entre deux missions d'intérim, les personnes s'inscrivent chez nous », pointe Cyprien Fischer, directeur des opérations adjoint à la direction régionale Grand Est de France Travail. L'opérateur a renouvelé en début d'année son partenariat avec Prism'Emploi, l'organisation professionnelle du recrutement et de l'intérim, par la signature d'une convention de trois ans. Elle a pour objet le partage d'informations entre les deux partenaires. France Travail organise notamment des webinaires d'information avec Prism'Emploi à chaque changement de la réglementation de l'assurance-chômage, pour que l'information passe ensuite à l'ensemble des agences d'emploi, qui peuvent informer les intérimaires. « Le cumul des situations de salarié intérimaire et de demandeur d'emploi nécessite de respecter certaines procédures pour éviter les trop-perçus », signale Cyprien Fischer. Et par la suite, écarter des procédures de recouvrement longues et compliquées.
France Travail renseigne aussi le réseau des agences d'emploi sur ses outils de retour à l'emploi, comme la préparation opérationnelle à l'emploi, qui peut mobilisée par une personne en intérim. Ou les périodes d'immersion, réservées aux agences d'emploi qui souhaitent embaucher pour leurs propres besoins. Prism'Emploi informe pour sa part les conseillers des agences France Travail sur ses différents contrats d'insertion, comme le contrat d'insertion professionnel intérimaire et le contrat de professionnalisation intérimaire. Un des axes de la convention porte sur le fait d' « optimiser la complémentarité des dispositifs d'insertion, de formation et d'accompagnement pour favoriser l'accès à l'emploi durable des publics les plus éloignés », précise le communiqué de l'annonce de la signature.
Partage des données statistiques
Les deux organisations partagent aussi leurs données statistiques, l'enquête annuelle Besoins en main-d'œuvre de France Travail ainsi que le site data emplois, et le baromètre national sur l'emploi intérimaire. « Ce partage d'informations est précieux pour nous, car l'intérim est précurseur de la tendance du marché de l'emploi. Lorsque le travail temporaire est en baisse, le marché se dégrade dans les mois qui suivent, lorsqu'il redémarre, il annonce une embellie économique », souligne encore Cyprien Fischer.
Adaptation aux enjeux spécifiques régionaux
Cette collaboration entre les deux organisations, qui existe depuis une dizaine d'années dans la région, décline l'accord cadre national avec une adaptation aux enjeux spécifiques du Grand Est. La région reste encore fortement industrialisée, un secteur où l'intérim est très présent, et où les entreprises suppriment des emplois, ou transforment leur activité. La région compte près de 416 000 personnes inscrites à France Travail, et presque 60 000 salariés intérimaires en équivalent temps plein, soit 8,0 % de l'emploi intérimaire en France, pour environ 1000 agences d'emploi sur le territoire. La convention de partenariat, signée pour une durée de trois ans, sera sans doute renouvelée à échéance dans un nouveau format, quadripartite, pour intégrer les missions locales, les Cap emploi et les Cheops, membres du réseau pour l'emploi.
Une statistique : en Normandie, 15.2 % des contrats d'apprentissage débutés en 2024 ont été rompus dans les six mois, contre 16.1 % à l'échelle du pays, selon l'étude menée par l'Afpa. Dans le détail, 20.5 % concernent des diplômes niveau 3 (équivalent CAP), 15.1 % de niveau 4 (équivalent Bac) et 16.4 % pour le niveau 5 (équivalent Bac+2).
Parmi les principaux motifs de rupture, 51 % ont lieu durant la période probatoire [le document n'entre pas dans le détail], 25.7 % sont le fruit d'un « commun accord », 16.1 % pour une raison « indéfinie » et enfin 5,6 % sont à l'initiative de l'apprenti.
Tous les secteurs ne sont pas impactés de la même manière. Ainsi, 53.76 % des ruptures nettes ont lieu dans la construction, suivie par l'agriculture avec 14.79 %. L'industrie talonne avec 14.32 %. L'hôtellerie-café-restauration (HCR) arrive en quatrième place avec 11.50 %. La coiffure – soin de beauté et l'aménagement paysager arrivent derniers avec respectivement 3.76 % et 1.88 %.
Les mineurs davantage concernés
Selon l'Afpa, « les ruptures nettes touchent davantage les mineurs et les premiers niveaux de qualification, souvent moins armés pour le monde du travail. » L'orientation a une part à jouer dans le phénomène, les profils en question ayant « une tendance à choisir l'alternance par défaut, avec une méconnaissance de la réalité et des contraintes du métier. »
Des difficultés périphériques seraient également à prendre en compte, parmi lesquelles un problème de santé impactant le bon déroulement de l'apprentissage, les soucis de mobilité mais aussi le logement et le rythme de travail. Des difficultés qui, loin de se succéder, peuvent se cumuler et précipiter une sortie du système.
L'étude souligne l'importance d'un « accueil structuré dès le premier jour », « l'absence de ce rituel et un suivi faible après l'embauche [créant] un sentiment d'isolement précoce. »
Une meilleure communication entre le CFA et l'entreprise accueillante, au sujet des difficultés rencontrées par l'apprenti et du suivi de sa progression, font partie des pistes de réflexion à considérer afin d'éviter tout décrochage.
Selon Bertrand Duperrin, si nous consommons plus de contenu que jamais, nous ratons souvent celui qui nous intéresse vraiment. Ce problème que nous rencontrons aujourd'hui avait pourtant été résolu… il y a plus de vingt ans. La solution s'appelait RSS (Really Simple Syndication).
Lire l'article sur le Bloc notes de Bertrand Duperrin

Après l'essor sans précédent de l'apprentissage à la suite de la réforme de 2018, les centres de formation d'apprentis (CFA) sont aujourd'hui invités à repenser leur modèle économique. Leur nombre a en effet fortement augmenté, passant de 965 en 2018 à près de 4.000 aujourd'hui, notamment sous l'effet de la suppression de l'autorisation d'ouverture. Dans ce nouveau contexte, les CFA doivent désormais évoluer d'un modèle fondé sur la croissance vers un modèle axé sur la performance, comme l'a souligné le consultant Jean-Pierre Willems, lors des Assises de l'apprentissage organisées par la Fédération nationale des directeurs de CFA - Fnadir Sud.
Ce changement de paradigme reste toutefois difficile à intégrer pour certains acteurs. De nombreux directeurs de CFA n'ont pas encore pleinement pris la mesure des transformations induites par la réforme. « On a encore des directeurs habitués au parachute que constituait la subvention d'équilibre de la Région, et qui ne disposent pas toujours des clés pour gérer une entreprise, avec ses contraintes managériales », observe Didier Castanier, président de la Fnadir Sud et directeur du CFA Roger Para (esthétique et coiffure). « On ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. »
Diffuser une culture d'entreprise auprès des CFA
Pour ce dernier, la transition s'est faite plus naturellement grâce à son expérience passée dans la gestion de six salons de coiffure. Mais ce n'est pas le cas pour tous. Afin d'accompagner les directeurs, il a mis en place, dès sa prise de fonction à la tête de la Fnadir Sud en décembre 2025, des rendez-vous RH destinés à diffuser une culture d'entreprise auprès des adhérents.
Aujourd'hui, l'enjeu majeur pour les CFA est de réussir l'atterrissage après cette phase de croissance rapide et d'intégrer le fait qu'ils sont « devenus mortels », souligne Jean-Pierre Willems. Cela suppose une gouvernance capable de réagir vite. « Le conseil d'administration ne doit pas freiner la prise de décision. » Dans un contexte marqué par une baisse d'activité des organismes de formation par apprentissage (OFA/CFA) – estimée à 51% selon la fédération Les Acteurs de la compétence – l'agilité devient essentielle.
Agilité vs diversification systématique
Cette agilité ne doit cependant pas être confondue avec une diversification systématique. Développer des activités secondaires, comme la formation continue, n'est pas toujours une solution pertinente pour rééquilibrer l'activité. « Cela peut même aggraver la situation si ce n'est pas maîtrisé », prévient le consultant. L'agilité implique plutôt la capacité à prendre rapidement des décisions, y compris difficiles, mais réversibles, comme fermer temporairement une formation.
Dans cette logique, certains modèles plus flexibles émergent, comme le « CFA chapiteau » capable de se déployer ponctuellement sur un territoire puis de se replier. Didier Castanier cite ainsi une expérience qu'il a menée à Arles. Il met également en avant le développement de la formation à distance, avec 200 apprenants formés à l'échelle nationale, y compris à La Réunion.
Les CFA confrontés à la réforme des NPEC
À l'horizon 2030, Jean-Pierre Willems identifie trois stratégies possibles pour les CFA : investir pour financer leur développement, viser la rentabilité dans une activité stabilisée, ou ajuster leur taille en réduisant la voilure. La réussite repose sur plusieurs facteurs clés : performance commerciale, qualité du management, organisation du travail des formateurs et rigueur financière.
Mais ces équilibres restent fragiles face à des facteurs externes : perte de clients, évolution réglementaire ou encore révision des niveaux de prise en charge des contrats (NPEC). La nouvelle réforme qui doit intervenir cet été prévoit d'élaborer des bouquets de certifications préparant à un même métier. « On nous a annoncé qu'elle serait à iso-coût, mais 60% des NPEC pourraient baisser et 40% augmenter », indique Jean-Pierre Willems. Actuellement, 3.600 titres ou diplômes sont financés au titre de l'apprentissage avec un NPEC. Au terme de ce travail d'harmonisation, il devrait rester 900 certifications repères qui fixeront les NPEC, après consultation des branches professionnelles.
Le contexte économique joue également un rôle déterminant. « L'apprentissage est d'abord un recrutement », rappelle le consultant. Ainsi, lorsque les entreprises réduisent leurs embauches, le nombre d'apprentis diminue mécaniquement, indépendamment des réformes.
S'adapter aux attentes des apprentis
Par ailleurs, les CFA doivent se questionner sur ce qu'ils ont à offrir aux jeunes. « La certification Qualiopi est encore très centrée sur le produit, sans interroger le service rendu en fonction des attentes des jeunes. La plupart d'entre eux souhaitent une offre de formation attractive et non formatée », souligne Jean-Pierre Willems.
Les CFA doivent donc faire preuve d'innovation pour s'adapter à ces demandes. C'est ce qu'a entrepris le CFA Roger Para pour ses formations au CAP de coiffure. « Aujourd'hui, de nombreux apprentis de religion musulmane ne veulent pas coiffer les femmes. Or le brevet et le CAP de coiffure pour hommes n'existent plus. Nous avons donc dû nous adapter en acceptant que les jeunes concernés apprennent le geste métier en s'entraînant sur leurs sœurs par exemple, afin qu'ils puissent obtenir leur CAP », explique Didier Castanier.
Des classes hétérogènes qui reflètent le désir de réorientation des jeunes
Cette individualisation devient d'autant plus nécessaire que les publics se diversifient. Avec un âge d'entrée en apprentissage pouvant aller jusqu'à 29 ans, voire au-delà dans certains cas, les classes regroupent aujourd'hui des profils très variés, tant en termes de parcours que de maturité. Une hétérogénéité qui pose des défis pédagogiques et organisationnels. « Quand on rémunère un formateur, on est bien tenu de prendre en compte cette situation, ce qui n'est pas toujours bien compris par les financeurs », observe Didier Castanier.
Enfin, la montée des reconversions contribue à cette diversité. Facilitée par l'assouplissement des conditions d'accès à l'apprentissage, elle permet à de jeunes adultes de se réorienter. Didier Castanier évoque ainsi le cas d'une apprenante de 31 ans souhaitant se reconvertir dans la coiffure à domicile.
Pour Jean-Pierre Willems, cette évolution doit être pleinement reconnue : l'apprentissage est désormais un véritable outil de reconversion. « 30% des jeunes de moins de 30 ans se réorientent (reprise d'étude ou changement complet d'orientation), et une part importante de ces transitions passe par l'apprentissage », conclut-il.
Lire aussi :
La mission de contrôle des Opco, un « irritant » pour les CFA
CAP mécanicien poids lourds ou conducteur routier de marchandise ; Bac pro logistique ou fluvial ; titre d'opérateur de circulation ferroviaire... Les métiers de la mobilité s'exposaient et proposaient 500 offres d'emplois en alternance lors d'un forum organisé le 31 mars à Paris par l'opco Mobilités et la Mission locale. En ce début d'après midi, les jeunes commencent à arriver. A ceux qui le souhaitent, les salariés de la Mission locale proposent une aide pour se présenter puis les orientent vers les différents stands des CFA. Comme celui de l'Institut national du cycle et du motocycle (INCM), que représente Ly-Nam. Après avoir obtenu, il y a quelques années, un Bachelor dans le management du sport mais sans trouver de contrat d'alternance -c'était le covid-, puis travaillé dans l'entreprise familiale de cartes grises, Ly-Nam, lui-même motard, s'est réorienté vers la mécanique moto. Il prépare actuellement un Bac pro en un an de maintenance des véhicules, option motocycle, en alternance avec son emploi à Kawasaki. Il enchaînera ensuite sur une formation de technicien expert.
Besoins de mécaniciens moto
Étant donné qu'il a déjà un Bac, sa formation fait l'impasse sur les matières académiques et se concentre sur la mécanique et l'électronique. Ly-Nam a amené avec lui sur le stand un moteur mono-cylindre. Car à part quelques modèles, les motos utilisent des moteurs à explosion. « Les motos sont peu électrifiées car les batteries sont lourdes », explique le jeune homme. L'électrification n'est pas un sujet dans la filière, et comme les subventions publiques à l'embauche n'ont pas beaucoup baissé pour ses diplômes, « pratiquement tous nos alternants sont placés », témoigne Rémi Demenais, chargé de développement entreprises à l'INCM.
Moins de contrats d'apprentissage
La situation est moins favorable dans l'automobile. « Les constructeurs vendent moins et leurs voitures électriques ont moins besoin d'aller au garage », explique Isabelle Maimbourg, directrice générale d'Opco Mobilités. Ce sont les raisons pour lesquelles les services à l'automobile (dont les garages) et les transports urbains recrutent aujourd'hui moins d'apprentis, selon Isabelle Maimbourg. Elle constate une baisse de 2,5% du nombre des nouveaux contrats d'apprentissage entre 2024 et 2025 (74 953 contrats) sur le périmètre de l'opérateur de compétences. La diminution des aides publiques à l'embauche n'est pas en cause puisqu'elle concerne moins les niveaux infra-Bac. Un CFA était présent lors du forum avec de nombreuses offres de formations en maintenance auto.
Le transport, c'est aussi la petite branche du transport fluvial : 3 000 salariés, un seul CFA. Porté par la croisière et le transport de marchandises, le secteur se porte bien et « a besoin d'apprentis » pour rajeunir sa pyramide des âges, explique François Manouvrier, directeur du CFA de la Navigation intérieure (80 apprenants actuellement). Ancienne du CFA, Gwendoline en tient le stand. Après avoir navigué sur les bateaux de l'entreprise familiale (transport de sable, de gravillons, de copeaux de bois...), elle s'est inscrite en BTS de transport et logistique à Aftral, « pour faire de l'affrètement », intermédiaire entre le client et le transporteur.
Directrice de Projet Avenir Actifs Auvergne-Rhône-Alpes, Virginie Bocquet a présenté devant les partenaires du réseau un bilan complet du conseil en évolution professionnelle (CEP) pour 2025. Une année marquée par une phase de maturité du dispositif et de nouveaux enjeux stratégiques.
Les défis de l'âge de raison
Malgré une conjoncture économique et géopolitique incertaine qui a engendré une forme d'attentisme, le CEP en Auvergne-Rhône-Alpes affiche une activité quasi stable en 2025, avec un léger ralentissement de 2,6 %[ 1 ]25 403 bénéficiaires en 2025 contre 26094 en 2024. Mais plus qu'une véritable baisse, Virginie Bocquet voit dans cette tendance 2025 le signe d'une entrée dans la maturité, après une période de lancement marquée par une croissance exponentielle post-Covid entre 2020 et 2022, suivie d'une phase de consolidation en 2023-2024. Si les objectifs de croissance initiaux du marché (+ 20 % par an) se sont révélés ambitieux face à la réalité du terrain, Latifia Bijarefne, directrice des opérations à France compétences, maintient une ambition d'augmentation du recours, laissant aux opérateurs le soin de challenger cet indicateur.
Face à ce nouveau cycle, Avenir Actifs identifie trois défis majeurs pour ancrer durablement le CEP : diversifier le profil des bénéficiaires, avec l'ambition d'atteindre l'ensemble des salariés et indépendants quels que soient leur âge et niveau de qualification ; renforcer la lisibilité d'un dispositif parfois encore trop réduit à la seule problématique de la reconversion ; renforcer les dynamiques partenariales pour ancrer pleinement le CEP dans l'écosystème de l'emploi et de la formation.
Logiques de recours
L'analyse des quelques 25 000 accompagnements réalisés en 2025 permet de distinguer trois grandes logiques de recours. Premièrement, « l'émancipation » (69,2 %), logique dominante qui concerne les actifs qui souhaitent changer de cap, que ce soit via une reconversion ou la reprise/création d'entreprise. Ici, le CEP agit comme un « levier de passage à l'action », sécurisant la transition grâce à des outils comme les enquêtes métiers ou les immersions professionnelles. Ensuite, le « point de bascule » (14,8 %), caractéristique des usagers en phase de réflexion, qui cherche à prendre des repères et à clarifier leurs options. Le CEP endosse alors un rôle de « tiers de confiance », offrant un espace neutre pour apporter de la lisibilité dans un écosystème complexe. Enfin, la sécurisation (13,9 %), logique qui répond à un besoin de consolider son employabilité et/ou de maintenir son emploi. Avec des demandes qui portent sur le développement de compétences, la valorisation des acquis ou la progression de carrière, ce recours fait selon Virginie Bocquet écho aux transformations du travail, notamment induites par des technologies disruptives comme l'intelligence artificielle.
Un service plébiscité
Le bilan 2025 met en lumière une typologie de services qui évolue. Si « l'écoute de la situation professionnelle » reste la première demande (41 %), elle recule de 7 points au profit de « l'information sur un dispositif », qui progresse d'autant. Selon Avenir Actifs, ce rééquilibrage témoignerait du besoin de sécurité des actifs, qui cherchent à comprendre les mécanismes à leur disposition pour faire des choix éclairés. On note également une hausse de trois points de la demande pour « l'élaboration d'un projet professionnel », signe d'un besoin de structuration.
Cette diversité de besoins et de services illustre pour Virgine Bocquet le caractère « protéiforme » du CEP, qu'elle décrit comme « une boussole, une boîte à outils et une carte des possibles », triptyque résumé en un mot : « facilitateur. » Objectif atteint selon l'indice de satisfaction des bénéficiaires, qui s'élève à 96 %.
Profils
En 2025, le profil des 25 403 bénéficiaires du CEP en Auvergne-Rhône-Alpes reste stable. L'usager type est une femme dans près de 60 % des cas, âgé à près de 70 % entre 26 et 45 ans, à 51,1 % d'un niveau égal ou inférieur au bac. Les secteurs du commerce, de l'industrie et de la santé/social sont le plus représentés. À noter également qu'une proportion importante des bénéficiaires (15 000), a bénéficié d'un accompagnement approfondi de niveau 2. Ces données sont similaires aux tendances nationales présentées par Ernestine Mbengue, cheffe de projet à France compétences, qui note que 54 % des bénéficiaires souhaitent changer de métier ou de secteur.
- Avenir Actifs Auvergne-Rhône-Alpes : ara.avenir-actifs.org/
Notes
| 1. | ↑ | 25 403 bénéficiaires en 2025 contre 26094 en 2024 |
Chaque opérateur de compétences (Opco) doit en principe conclure avec l'Etat une convention d'objectifs et de moyens (COM).
A défaut de signature de cette convention, le Code du travail prévoit que les dépenses relatives aux frais de gestion, d'information et de missions (ex : frais administratifs, appui technique aux branches, conseil et services de proximité aux TPE-PME...) ne peuvent excéder un plafond fixé par arrêté.
Cet arrêté a été publié et fixe le plafond à 4 % du montant de sommes en provenance de France compétences, perçues par les Opco au titre de fonds issus de la contribution à la formation professionnelle et à l'alternance (fonds pour la péréquation inter-branches ; pour l'aide au développement des compétences des entreprises de - de 50 salariés ; pour le financement de l'alternance ; pour le financement des périodes de reconversion).
Arrêté du 26 mars 2026 (JO du 2.4.26)
Accès abonnés des Fiches pratiques du droit de la formation - Fiche 7-3 : Conventions d'objectifs et de moyens et autres conventions (modifications en cours)
Retrouvez ci-dessous les décisions d'enregistrement des certifications professionnelles inscrites au RNCP et au RS.
Commission France compétences de mars 2026
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Commission France compétences de février 2026
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Commission France compétences de janvier 2026
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Commission France compétences de décembre 2025
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Commission France compétences de novembre 2025
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Commission France compétences d'octobre 2025
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Commission France compétences de septembre 2025
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Commission France compétences de juillet 2025
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Commission France compétences de juin 2025
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Commission France compétences de mai 2025
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Commission France compétences de mars 2025
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Commission France compétences de février 2025
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Commission France compétences de janvier 2025
Les certifications professionnelles énumérées ci-après sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission France compétences de décembre 2024
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Commission France compétences de novembre 2024
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Commission France compétences d'octobre 2024
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Commission France compétences de septembre 2024
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Commission France compétences de juillet 2024
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Commission de juin 2024
Ces décisions sont publiées sur le site de France compétences et seront ultérieurement publiées au journal officiel de la République française : cliquer ici
Commission mai 2024
Les certifications professionnelles énumérées ci-après sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission avril 2024
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission mars 2024
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission février 2024
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission décembre 2023
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission novembre 2023
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission octobre 2023
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission septembre 2023
Les certifications professionnelles énumérées sont enregistrées dans le répertoire national des certifications professionnelles et dans le répertoire spécifique pour une durée indiquée, avec mention du niveau de qualification et du code de la nomenclature des spécialités de formation.
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Commission juillet 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 21 avril 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
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Commission mai 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 21 avril 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
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Commission avril 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 21 avril 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission mars 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 24 mars 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission février 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 17 février 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission janvier 2023
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 24 janvier 2023, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commissions décembre 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 15 décembre 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Par ailleurs, cette même Commission a également validé la liste, pour l'année 2023, des métiers émergents ou en particulière évolution. Les certifications correspondantes à ces métiers bénéficieront d'une procédure d'enregistrement simplifiée afin de s'adapter au mieux aux évolutions du monde du travail.
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 13 décembre 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission novembre 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 22 novembre 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission octobre 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 21 octobre 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission septembre 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 27 septembre 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juillet 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 19 juillet 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juin 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 30 juin 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission mai 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 31 mai 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission avril 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 22 avril 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission mars 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 10 mars 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission février 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 24 février 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission janvier 2022
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 25 janvier 2022, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission décembre 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 14 décembre 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission novembre 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 9 novembre 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 23 novembre 2021 (la seconde du mois), le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission octobre 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 14 octobre 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission septembre 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 14 septembre 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juillet 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 7 juillet 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juin 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 17 juin 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission mai 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 18 mai 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission avril 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 16 avril 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux
Commission mars 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 16 mars 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission février 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 9 février 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission janvier 2021
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 19 janvier 2021, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission décembre 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 15 décembre 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission novembre 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 17 novembre 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission octobre 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 13 octobre 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission septembre 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 11 septembre 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juillet 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 23 juillet 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission juin 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 26 juin 2020, le directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission mai 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 28 mai 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission janvier 2020
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 24 janvier 2020, le Directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Commission décembre 2019
Suite aux avis conformes de la Commission de la certification professionnelle portant sur des demandes d'enregistrement, avis produits lors de la séance du 10 octobre 2019, le directeur général de France compétences a procédé à des décisions d'enregistrement aux répertoires nationaux.
Ces célébrations sont l'occasion pour nous de rappeler que c'est la loi n°2015-29 du 16 janvier 2015 relative à « la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral » qui a procédé à la fusion de plusieurs régions. 13 régions métropolitaines se sont substituées aux 22 régions existantes, au 1er janvier 2016. 7 d'entre elles sont nées d'une fusion. Les régions d'outre-mer n'étaient alors pas concernées.
« L'objectif poursuivi était de doter les régions françaises d'une taille critique qui leur permette d'exercer à la bonne échelle les compétences stratégiques qui leur sont attribuées, de rivaliser avec les collectivités comparables en Europe et de réaliser des gains d'efficience ».
Elles devaient être « plus fortes pour engager des coopérations interrégionales en Europe, mieux placées pour attirer des talents dans leurs universités et leurs entreprises, mieux outillées pour soutenir les pôles de compétitivité et favoriser le développement des petites et moyennes entreprises, plus puissantes pour investir dans les infrastructures d'avenir et faciliter la mobilité des citoyens ». Retrouvez notre dossier « les nouvelles régions au rendez-vous de la réforme », Inffo Formation n°889 du 1erau 14 décembre 2015 ,p11-16
Cette loi s'inscrit dans le contexte plus large de l'acte III de la décentralisation, initié par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 et qui comprenait également le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) ». La loi NOTRe du loi du 7 août 2015 visait à une redistribution des compétences entre collectivités locales. Les régions sont désormais responsables de la stratégie d'aménagement du territoire et du développement économique et détiennent la compétence pour définir les régimes d'aides aux entreprises.
Dans ce nouveau cadre, les élections des nouveaux conseillers régionaux ont eu lieu en décembre 2015, l'installation des nouvelles régions est réalisée début 2016. La France est aujourd'hui organisée en 13 régions métropolitaines et 5 collectivités d'outremer (2 régions, 2 collectivités uniques et un département devenu département-région au 1er janvier 2026).
10 ans après, les discussions se poursuivent. Une nouvelle proposition de loi « visant à simplifier le millefeuille territorial par la collectivité unique" a été déposée à l'Assemblée nationale en septembre 2025 et débattue le 30 mars 2026, par la commission des lois.
Les présidents de région s'insurgent face à cette nouvelle remise en cause de la carte régionale (voir communiqué de presse de Régions de France du 27 mars 2026) .
Les Régions se retrouvent ce 2 avril pour un colloque organisé par Régions de France, à l'occasion de ce double anniversaire des 10 ans des nouvelles régions et de la loi Notre, ainsi que de la première élection au suffrage universel direct des conseils régionaux.
Retrouvez la liste des événements régionaux :
Auvergne-Rhône-Alpes : Retour sur 10 ans d'action
Bourgogne Franche-Comté : Marie-Guite Dufay : « Une Région économiquement plus puissante »
Grand Est : La Région Grand Est a 10 ans. L'avenir se joue ici !
https://www.grandest.fr/region-grand-est-10-ans/
Hauts-de-France : Bilan des 10 ans de l'attractivité des Hauts-de-France
Normandie : La Normandie fête ses 10 ans
https://www.normandie.fr/la-normandie-fete-ses-10-ans
Nouvelle-Aquitaine : Dix ans après la fusion des Régions, Alain Rousset défend son bilan
https://www.youtube.com/watch?v=XQCM9L3kWHE&t=56s
Occitanie : Numéro spécial des 10 ans de la Région Occitanie
https://laregion-10ans.fr/decennie/
PACA : Le Sud c'est vous, 10 ans qui nous rassemblent !
https://www.maregionsud.fr/nos-actualites/temps-forts/10-ans-qui-nous-rassemblent
Pour en savoir sur la formation et les régions, consulter nos rubriques sur la page Régions du site de Centre Inffo :
- Actualités
- Grands dossiers thématiques
- Monographies régionales emploi-formation
- Base Formation et apprentissage en régions….