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Le Cnefop finalise son guide “Repères du conseil en évolution professionnelle”

Le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop) présente ce mardi 10 novembre en séance plénière un guide Repères du conseil en évolution professionnelle en cours de finalisation. Un document pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de ce service issu de la réforme.

Rédigé par . Publié le 09 novembre 2015. Mis à jour le 12 mars 2019.

Réalisé en concertation au sein du Cnefop, le guide “vise à donner des points de repères qui seront utiles à l’ensemble des acteurs, directement ou indirectement, impliqués dans la mise en œuvre du conseil en évolution professionnelle (CEP)”. Au nombre de trois, les objectifs visent à faciliter, premièrement, l’appropriation du CEP “en mettant en visibilité les principes, les définitions et référentiels, les éléments de doctrine ainsi que les règles de gestion définis dans le cadre du quadripartisme”  ; deuxièmement, “la convergence et l’harmonisation des pratiques des opérateurs CEP”  ; troisièmement, “l’exercice des responsabilités de chacun (opérateurs CEP, financeurs, prestataires de services) ainsi que l’élaboration d’un cadre collectif régional pour asseoir des pratiques partagées en matière d’ingénierie financière entre les opérateurs et les financeurs”. Le premier des quatre chapitres du guide présente le conseil en évolution professionnelle, le deuxième, le rôle des acteurs dans sa mise en œuvre, le troisième, les principes directeurs et le quatrième l’ingénierie financière.

Figurent en annexes une vingtaine de documents permettant de rappeler le cadre légal du CEP, mais aussi et surtout, de donner des indications opérationnelles aux acteurs (bénéficiaires de l’obligation d’emploi en faveur des travailleurs handicapés, référentiel d’activités du CEP, tableau de bord des indicateurs, etc.). Plusieurs fiches techniques qui permettront d’outiller les opérateurs restent à réaliser (principes d’aiguillage vers le niveau 2 du CEP  ; ingénierie de parcours  ; conseiller CEP-référent de parcours).

Assumer l’ingénierie financière…

À titre d’exemple, la fiche technique « Ingénierie financière », déjà créée, revient sur la fonction d’ingénierie financière prévue au niveau 3 de l’offre de services CEP. Après avoir défini le concept, la fiche s’attache à préciser la répartition des rôles entre opérateurs CEP et financeurs. Chargés d’un devoir d’information précise et complète en matière de financements des prestations de services liées à la mise en œuvre du projet du demandeur, les conseillers CEP ont aussi pour mission – et c’est une nouveauté par rapport à l’ancien système – d’assurer une “intermédiation” qui peut aller, à la demande du bénéficiaire, jusqu’à la prise de contact “avec le ou les financeur(s) afin de faciliter et assurer, le cas échéant, le montage du dossier en cofinancement avec les prestataires de services et de formation”. Une ambition qui suppose des compétences particulières, elles aussi précisées par la fiche : “technique (vérification de la faisabilité du projet)  ; juridico-administrative (cadre réglementaire-éligibilité aux dispositifs, modalités de construction du dossier de prise en charge)  ; et financier (recevabilité financière).”

… jusqu’à l’intermédiation

Alors que la question du montage financier a toujours été le talon d’Achille de l’accompagnement, la fiche prend soin de préciser que “sa pratique suppose, en outre, une bonne compréhension des processus de décision en matière de financement de prestations de services et de formation ainsi qu’une capacité à assurer, pour le compte de la personne active, une intermédiation avec les prestataires et les financeurs”. Si les logiques de cofinancement qui président au compte personnel de formation (CPF) devraient bien permettre de considérablement améliorer la coordination des financeurs, c’est la question de l’éventuel reste à payer qui risque de provoquer quelques déceptions. À cet égard, le guide « Repères » prévoit que le conseiller CEP fasse “remonter au responsable de service” les éléments relatifs aux difficultés de financement rencontrées.

Un cadre collectif garant de la bonne articulation

Entre autres responsabilités, les financeurs devront, eux, notamment épauler les conseillers et les opérateurs par une information ciblée (règles de financement, état du marché…), ainsi que “s’assurer de la qualité des formations financées et peser sur la modularité des formations via la politique d’achat”. Le guide le souligne, “la bonne articulation des rôles respectifs de l’opérateur du CEP et des financeurs est l’une des conditions d’efficacité de l’exercice de la fonction d’ingénierie financière par les conseillers CEP […].Gage de l’optimisation de la dépense de prestation et de formation en régions, cette articulation est à rechercher dans un cadre collectif selon des modalités à définir au sein du Crefop [ 1 ]Conseil régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles. qui réunit l’ensemble des financeurs et des opérateurs du CEP”.

À noter enfin que le guide CEP “se veut dynamique : il a vocation à être enrichi des conclusions des concertations engagées au niveau national mais aussi des bonnes pratiques identifiées chez les opérateurs nationaux et les acteurs du CEP au niveau régional”.

Notes   [ + ]

1. Conseil régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.

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