En 2010, le Fongecif Ile-de-France devra refuser une demande sur deux, faute de financements suffisants

Par - Le 24 juin 2010.

Le Fongecif Ile-de-France tire la sonnette d’alarme : au regard de ses résultats du premier semestre 2010, il ne financera qu’une demande de CIF sur deux alors qu’en 2009, le taux d’acceptation finale des dossiers était de 64 %. Une restriction due à l’augmentation de 7 % du nombre de visiteurs par rapport à 2009, et à une hausse de 10 % des demandes de financement. Le Fongecif prévoit ainsi de dépasser la barre des 100 000 visites en 2010.

« Nous sommes dans une situation délicate, car la crise a entraîné une baisse globale de la masse salariale, et donc des contributions des entreprises franciliennes. De plus, nous n’avons plus la compensation de l’Etat sur les changements de seuil, ce qui se traduit par une perte de ressources de 11 millions d’euros » affirme à Centre Inffo Armel Guillet, directeur du développement et de la communication du Fongecif Ile-de-France qui explique cet afflux de demandes par « la notoriété croissante de la formation professionnelle et le passage de la crise ».

Le Fongecif Ile-de-France se recentre donc encore davantage sur ses publics prioritaires : les salariés non qualifiés, de plus de 40 ans, issus d’entreprise de moins de 250 salariés et qui veulent se reconvertir. «Un jeune diplômé d’une grande entreprise qui viendrait nous voir n’a quasiment aucune chance que son dossier soit accepté» reconnaît Armel Guillet. Déjà en 2009, 78 % des bénéficiaires du CIF étaient employés ou ouvriers et 84 % avaient un niveau de formation initiale inférieur à bac + 2. Le Fongecif avait financé 18 000 projets professionnels à hauteur de 255 millions d’euros.

Toutefois, Armel Guillet n’est pas inquiet : « nous avons de nombreux projets qui ont été présenté au FPSPP pour lesquels nous devrions recevoir des financements. » La tendance devrait malgré tout se confirmer pour les années à venir : « Dès l’année prochaine, nous devrons envisager d’appliquer des priorités de financement sur des dispositifs comme le bilan de compétences ou la VAE » affirme Luc Tassera, président du Fongecif Ile-de-France, dans un communiqué de l’organisme.

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